dimanche 4 mars 2012

Blogueuse à chat(s)

Bubu, petit tigre de gouttière. 
Je suis ce qu'on peut appeler "une blogueuse à chat", j'aime ce concept qui me fait venir à l'esprit des séances de blogging cosy avec un félin paresseux (un lazycat comme on dirait iciqui se colle à mon ordi (ça doit être une histoire d'ondes), envahit parfois mon clavier avec ses grosses pattes velues ou encore, qui s'étale de tout son long sur mon bureau, ronflant parfois bruyamment quand je suis en pleine concentration. Quand j'ai pris la décision de partir un an à New York, j'ai eu du mal à m'imaginer ma vie au quotidien sans mes deux matous. Impossible en effet de les emmener avec nous, beaucoup trop compliqué pour le voyage en avion et passer d'une maison de 200 mètres carrés à un studio de 50 mètres carrés les aurait rendus fous. Après cinq mois sans mes chats, ils me manquent, c'est indéniable, pour plein de petites choses. A la maison, par exemple, dès potron-minet, Belzébuth, dit communément Bubu le petit tigre de gouttière, vient souvent me réveiller en massant mes épaules avec ses pattes, il "fait du pain" en langage chat (oui, un peu comme Simon's cat, la massue en moins, je vous rassure), un réveil en douceur que j'affectionne particulièrement pour bien débuter une longue journée de travail. 
Lala, élégant pacha siamois. 
Pendant que je prends ma douche, Bubu fait ensuite quelques roulés-boulés acrobatiques, exhibant son gros bide sur la carpette de la salle de bain, Larsen (dit Lala), moins invasif, attend patiemment, avec son légendaire flegme siamois, sur le palier que je finisse mes ablutions. Tout ce scénario séduction pour me mener évidemment vers leur gamelle de croquettes dans la cuisine, je ne suis pas dupe, vous savez...
Le soir, quand je rentre à la maison, Bubu doit avoir un sixième sens félin car il m'attend toujours derrière la porte d'entrée (c'est un vrai chien en fait ce chat). Lala, plus distant, fait le pacha dans le divan ou rentre d'un pas assuré de ses aventures d'exploration du jardin. Les chats sont pour moi de vraies éponges à sentiments et à émotions, leur ronronnement m'apaise et leur douce affection me réconforte. Ne dit-on pas d'ailleurs que la personne qui adopte un chat n'a pas besoin de psychologue, ni d'anti-dépresseurs ? A New York, les amis à quatre pattes sont innombrables (lire mon post à ce sujet) des chats et des chatons, on peut même en caresser au supermarché lors des campagnes d'adoption du dimanche mais quand je vois ces chats orphelins enfermés dans leur cage, mon petit coeur se pince. Je fais aussi parfois du cat sitting (une activité très répandue ici), pensant au début que cela pourrait m'aider à supporter l'absence de mes deux félins, j'ai vite compris que m'occuper des chats des autres, bien que ces derniers soient très sympathiques, rendait le manque vis-à-vis de mes propres chats encore plus fort. Rien ne peut remplacer mes deux matous de la campagne hesbignonne et j'ai donc hâte de les retrouver. On a encore beaucoup de bons moments à vivre ensemble, à Hélécine. En attendant, merci à nos cat sitters belges de si bien s'en occuper,...

3 commentaires:

Madeleine a dit…

C'est vrai que Bubu et Lala, si différents l'un de l'autre, sont chacun dans leur style , la perfection faite chat . Moi aussi j'adore leur manège pour m'attirer vers le coin repas. Sssooo cute !

coccy a dit…

Comme toi j'ai le modèle Tigré, et le modèle siamois (avec sa voix particulière).
Mes chats... je ne pourrais pas passer 5 mois sans eux, ça serait trop dur. je les mets dans mes poches dans l'avion ni vu ni connu.
OUai bon ils sont un peu beaucoup gros et au régime depuis euh... je ne sais plus mais ils maigrissent pas.
Je suis sûre que tu manques à tes minous aussi !

Little Caro in Big Apple a dit…

oh oui, j'espère intimement que je leur manque aussi, je serai vraiment contente de les retrouver. En attendant, ils ont les meilleurs cat sitters qui puissent exister! :-)