vendredi 27 juillet 2012

Governors Island, entre île fantôme et festival punk

Au large de Manhattan, il est possible de visiter diverses petites îles. A la pointe sud, dans l'Upper Bay, il y a ainsi Ellis Island sur laquelle arrivaient en bateau des milliers d'immigrés jusqu'au milieu des années 1950, elle abrite maintenant le très intéressant musée de l'immigration. Il y a aussi Staten Island, l'un des 5 boroughs, que l'on rejoint le temps d'un aller-retour en ferry gratuit pour admirer la skyline. Il y a aussi bien sûr Liberty Island sur laquelle trône magistralement la Première Dame new-yorkaise, Miss Liberty. Il y a encore, beaucoup plus haut à l'extrême est du Bronx, City Island, sorte de petit village de pêcheurs digne de la Nouvelle Angleterre. Et puis, il y a Governors Island, une ancienne base militaire réhabilitée en espace public accessible uniquement durant l'été (jusqu'au 30 septembre). Un ferry y emmène en 10 minutes touristes et résidents avec ou sans leur bécane pour un samedi au son du jazz style années '20 ou un dimanche entourés de punks (tout le programme ici). L'ambiance y est très relax, les voitures y sont interdites et les familles peuvent y déambuler à l'aise en poussettes ou à vélo parmi les belles demeures où logeaient autrefois les gouverneurs de l'état et les hauts gradés de l'armée américaine. De Governors Island, on jouit aussi d'une vue assez rare sur le Verrazanno Bridge et on profite d'échappées inédites sur le Financial District. Dans la partie sud, changement de décor, une atmosphère de ville fantôme règne au vu des logements abandonnés dont on ne sait pas trop s'ils seront réhabilités ou détruits dans le plan ambitieux de réaménagement de l'île prévu pour 2013. Cela ne vous empêchera certainement pas de passer un samedi ou un dimanche reposant sur ce petit bout de terre posé dans la baie de Manhattan.
Vue sur le Verrazano Bridge.
Ambiance de Coachella Festival.
Les anciennes maisons des gouverneurs.
Ambiance punk!
Sur le ferry, chacun embarque sa bécane!
Infos pratiques sur le site de l'île

mardi 24 juillet 2012

100 degrés Fahrenheit!? Vite, un petit plongeon!


Piscine publique Lasker Rink, Harlem, version vide.


Nous voilà revenus de notre flight/roadtrip californien! Avant de vous raconter les 1001 choses que nous avons découvertes là-bas, je vous propose de piquer une petite tête dans une piscine de la Grosse Pomme car l'été new-yorkais peut vite devenir l'enfer quand les températures atteignent plus de 100 degrés Fahrenheit (soit plus de 38 degrés celsius). Plusieurs solutions s'offrent alors aux habitants pour échapper à cette fournaise de bitume: se réfugier dans les magasins ou les musées (sur)climatisés, se poser à l'ombre d'un arbre dans l'un des nombreux parcs de la ville ou le long de la rivière, partir à la plage, à Fire Island ou plus près, à Long Beach ou Coney Island, ou encore faire un petit plongeon dans une piscine. Dans ma quête de la meilleure piscine new-yorkaise, voici ce que j'ai à vous conseiller. La ville de New York met gratuitement à disposition de ses habitants plus d'une cinquantaine de piscines publiques extérieures et je peux vous assurer que c'est loin d'être le Club Med! J'ai ainsi passé une après-midi folklorique à la piscine publique située dans le Nord de Central Park, juste en bordure d'Harlem, entourée d'Afro-américains et de latinos surexcités et tellement excités que la piscine a dû être vidée une demi-heure avant sa fermeture officielle car petits et plus grands ne respectaient pas les consignes de sécurité données par les maîtres-nageurs, sifflant à tout rompre pour calmer leur ébats aquatiques (un conseil: amenez vos boules Quiès!). J'ai même vu un policier en faction au bord du bassin tenter de mettre des menottes à un ado en maillot. J'imagine que cela doit être le même boxon dans les autres bassins. 


Lors d'une journée caniculaire, j'ai aussi eu l'occasion de tester la piscine d'un hôtel assez haut de gamme de Williamsburg, le King and Grove, l'endroit était infesté de hipsters tatoués venus  se laver barboter dans la piscine d'eau salée (pouah!), un cocktail ou une bière à la main et Ray Ban Wayfarer sur le pif. L'expérience fut toutefois assez intéressante niveau look, car sachez qu'un hispter en mode balnéaire, c'est un sacré défi stylistique. Pour avoir une idée, jetez un oeil à ce diaporama photo shooté devant la McCarren Pool, la plus grande piscine publique de Williamsburg qui vient de rouvrir après avoir été à l'abandon pendant près de 30 ans. Pas de doute, le label us American Apparel a encore de beaux jours devant lui, il n'y a qu'à voir la prolifération de ces petits gym bags multicolores dans lequel le hipster range soigneusement sa petite serviette éponge. 
Piscine de l'hôtel King and Grove, Williamsburg.
Il existe d'autres rooftop pools chic, et entre autres, celle de l'Empire Hotel, du DreamHotel ou encore de l'hôtel Gansevoort dans le Meapackingdistrict mais l'accès n'est pas toujours évident (entendez: à la tête ou aux Louboutin du client). Pour se la jouer grand prince, soyez prêts à casser votre tirelire car il vous faudra souvent dépenser plus de 100 dollars pour profiter des eaux turquoises de ces piscines de luxe (et en plus, pas toujours très grandes) si vous ne logez pas dans l'établissement. 
Il est aussi possible de se rafraîchir dans la piscine d'un centre de fitness, comme dans les nombreux YMCA de la ville, ou comme au Chelsea Piers avec sundeck s'avançant dans l'Hudson. J'ai aussi visité un petit centre de sport assez posh situé dans l'Upper East Side, avec une piscine sur son toit et un sundeck attenant avec vue sur le Chrysler, l'endroit n'est pas trop fréquenté et il offre des day pass gratuits pour tester ses installations. Bon plan! 

Complete Body and Spa.
Mais ma piscine préférée, même si elle est intérieure (indoor), c'est quand même celle de la Columbia University. Elle est grande, calme, avec de la bonne musique en arrière-fond (Coldplay par exemple), il n'y a jamais trop de monde pour y faire mes longueurs et encore moins pendant l'été quand les étudiants sont rentrés chez papa et maman. Seul bémol: pour y accéder, il faut être inscrit à l'université ou être un ancien étudiant ou membre du personnel.
Uris Pool de la Columbia University.
Pour un petit coup de frais, il vous reste toujours les fontaines municipales. La fontaine du Washington Square Park, par exemple, est idéale pour y tremper les petons mais vu les clodos qui s'y lavent (et je n'ose imaginer ce qu'ils y font d'autre,...) je ne vous conseille pas la baignade totale! Ou alors, baladez-vous pieds nus dans les eaux ruisselantes de la fontaine de la High Line au niveau du solarium de la 34ème rue. allez, bonne baignade!
Trempette dans la fontaine de Washington Square.

mardi 17 juillet 2012

On the road again: un peu plus à l'Ouest


Vendredi, on est monté avec nos petites valisettes à roulettes flambant neuves dans un avion au départ de l'aéroport new-yorkais de La Guardia. Depuis, on a bouffé quelques milliers de miles, en quelques heures, on est passé de la canicule, 35 degrés, à 15 degrés et à du crachin - plutôt rafraîchissant après quelques semaines sous les 30 degrés poisseux de Big Apple - on a pris encore un chouia de jet lag dans les dents: midi à Bruxelles, ça donne 6 heures a.m à New York et 3 heures du mat' à San Francisco. C'est ainsi dans la "ville aux 40 collines" que nous sommes arrivés cet après-midi après avoir passé 3 jours intenses à visiter Chicago, ville de l'Illinois situé au bord du lac Michigan à la richesse architecturale à couper le souffle:

L'aventure continue donc en Californie, dans le Golden State. Si vous êtes curieux de suivre notre périple d'une dizaine de jours à travers le Pays de l'Oncle Sam, de Chicago à la Cité des Anges, en passant par San Francisco et la côte pacifique, je vous donne rendez-vous sur mon feed Instagram, le "Twitter de la photo" (aussi disponible sur smartphone en cherchant little_caro_in_big_apple) vous y découvrirez en live les points forts de notre voyage et ses aspects plus insolites, avec je l'espère, comme moi, cette petite chanson qui vous trottera dans la tête lors de notre arrêt à SF:


Nicolas Peyrac - so far away from L.A. by kyssiane
Et celle-ci, plus joyeuse, lorsque nous foncerons, les cheveux au vent, sur la légendaire Highway 1 et les autoroutes de Los Angeles. En avant la musique!  

Et pour les puristes: 
Suivez mes aventures californiennes en photos sur Instagram en cliquant ICI

mercredi 11 juillet 2012

Long Beach, le Blankenberge new-yorkais


Samedi après-midi, par plus de 38 degrés, on s'est échappé de la fournaise de Manhattan pour aller à la plage, direction Long Beach. La station balnéaire est située seulement à une petite heure de la gare Penn Station de Manhattan, le trajet est direct, pas de changement de train, ni de ferry à prendre comme on l'avait fait pour se rendre à la plage sauvage de Watch Hill en mai dernier. Ici, l'ambiance est d'ailleurs beaucoup moins sauvage et plus populaire. Vous ne serez toutefois pas déçus car la plage est très grande avec du beau sable fin et même si les eaux de l'Atlantique sont loin d'être turquoises, une petite baignade vous rafraîchira des pieds à la tête par une journée caniculaire.
Seul petit bémol: vu qu'elle est entièrement surveillée, la plage est payante (12 dollars), mais avec un forfait combiné train+plage, l'excursion aller-retour revient à seulement 21 dollars par personne. Les constructions sur la digue ne sont pas des plus esthétiques mais quand on est habitué à l'architecture de la mer du nord belge, cela ne choque finalement pas trop,...En fait, Long Beach, c'est un peu le Blankenberge de New York, avec, heureusement, beaucoup plus de soleil! D'ailleurs, en ce 11 juillet, j'en profite pour souhaiter une bonne fête à tous mes amis flamands qui ne manqueront de passer cette journée à la mer, si le beau temps est de la partie, du moins,...






Et pour vous situer l'endroit:

Agrandir le plan

lundi 9 juillet 2012

Soleil couchant au Sunset park

Sunset Park à Brooklyn est certainement l'espace vert le moins couru des touristes et des Manhattanites et, pourtant, il vaut vraiment le détour. Il est pour moi l'un des trésors cachés de New York. Certains fans de littérature ont découvert son existence via le roman éponyme de Paul Auster. L'endroit porte très bien son nom car c'est au coucher du soleil qu'il dévoile ses plus belles facettes. Aux premiers abords, ce parc ne paie pourtant pas de mine mais dès que l'on monte sur ses flancs - attention, il faut de bons mollets! - il se déploie de toute sa splendeur. Il est le second point culminant de Brooklyn après le Greenwood Cemetery (dont je vous reparlerai à l'occasion). Aménagé sur une colline naturelle, il surplombe la baie de Manhattan et ses docks, on peut y admirer à la fin d'une chaude journée d'été les gratte-ciel au loin - avec le WTC 1 qui se détache des autres skyscrapers - tout en regardant les enfants de ce quartier très authentique à domination hispanique jouer au football, rouler à vélo, faire virevolter un cerf-volant ou encore manger une glace achetée à un marchant ambulant. Le parc abrite l'un des plus vieux centres sportifs de la ville construit au milieu des années '30, avec une piscine publique immense ambiance "Grande Dépression" et affluence garantie en été! De plus, le parc est entouré de très belles maisons brownstones. Au départ de Manhattan, la ligne express D vous y emmène en moins d'une demi-heure, n'hésitez pas à y faire un saut en début de soirée quand l'ambiance relax et familiale est à son comble.
Sunset Park, 6th Ave and 44th St BrooklynNY 11220

jeudi 5 juillet 2012

Happy 4th of July: vidéo explosive!

Hier, je vous expliquais mon plan d'attaque pour admirer les feux d'artifice sur l'Hudson en ce 4th of July, il a plutôt bien fonctionné sauf qu'au lieu de nous placer au niveau de la 72ème rue dans Riverside Park, nous sommes restés un peu plus au nord pour éviter la foule (vers la 95ème rue). Le résultat: on a pu admirer l’impressionnant spectacle pyrotechnique mais d'assez loin en s'imaginant ce que les personnes assises juste en dessous (celles qui avaient donc payé plus de 100 dollars pour l'accès VIP) pouvaient ressentir. En fait, ça valait plutôt le coup de réserver une de ces chaises pliables, bon à savoir pour la prochaine fois! Le show d'explosifs était à l'image de la démesure du patriotisme américain avec un bouquet final des plus éblouissants. Extrait choisi: 

mercredi 4 juillet 2012

Happy 4th of July! Mon plan d'attaque!

Je fête mon deuxième Independence Day sur le sol américain. Le 4 juillet 1996, j'étais à New York lors d'un city-trip en famille. Je me souviens de m'être mêlée à la foule dans les rues en fête de la ville remplie de touristes et d'Américains, petits et grands drapeaux à la main. On avait tenté une approche de l'East River pour admirer les feux d'artifices tirés pour l'occasion mais la foule était trop dense, on s'y était pris trop tard. Résultat: on avait admiré les fireworks se refléter, de loin, sur le grand building de l'ONU, éblouis mais un peu frustrés quand même. Y'a qu'à voir ma tête déconfite en haut d'une des tours jumelles du défunt WTC le lendemain!


Mais aujourd’hui, je compte bien me rattraper et ne pas rater ce rituel patriotique qui aura lieu sur l'Hudson River. Je veux être aux premières loges pour admirer les quelque 40 000 (!) feux d'artifice tirés de quatre péniches, un spectacle offert gracieusement par le grand magasin Macy's (la parade Thanksgiving, c'était déjà lui). Ce n'est pas gagné d'avance car vivre le 4 juillet à New York ne s'improvise pas et se mérite (comme pour tout d'ailleurs, souvenez-vous, ici, c'est struuuuuuuuuggle, first come, first served!) et que:
1) je n'ai pas envie de claquer 145 dollars pour une "croisière" dans un bateau tout pourri, ni 200 dollars pour poser mon derrière sur une chaise pliable "VIP" sur un Pier,
2) Les rooftop bars vont être blindés, même pas la peine d'essayer d'y monter,
3) je n'ai pas (encore) d'amis qui habitent les SilverTowers, ces gratte-ciel résidentiels du haut desquels on a une vue grandiose sur la rivière, 
4) je n'ai pas le courage d'aller de l'autre côté de la rivière, dans le New Jersey, congestion assurée dans le métro!
Alors, on fait comment!? En regardant cette carte des "12 meilleurs endroits pour regarder le feu d'artifice", il semblerait qu'en se postant assez tôt sur les berges de l'Hudson, au niveau de la 59ème rue et même, selon le site officiel de la villeun peu plus au nord dans Riverside Park, au niveau de la 72ème, on devrait pouvoir en profiter!? Sinon, je me rabattrai sur l'application iPhone créée pour l'occasion. Le verdict demain, en attendant, happy independence day à tous!

mardi 3 juillet 2012

Washington D.C, "soooo impressive!"


Le Capitole.
Ce week-end, nous avons quitté "la capitale du monde" pour découvrir - sous 38 degrés à l'ombre - la vraie capitale des USA: Washington D.C (pour District of Columbia). La ville est située à  4 heures 30 en bus de NYC si tout va bien (plus de 7 heures si le (Mega)bus a le malheur de crever un pneu à mi-chemin entre les deux villes dans le Delaware!). Première question: mais ils sont où les gratte-ciel? Eh ben, y'en a pas! La raison: aucune construction ne peut dépasser le Capitole, cette énoooooorme pièce montée de style néo-classique qui surplombe la ville et qui sert de siège au Congrès, le pouvoir législatif des États-Unis. Pour résumer le sentiment général que j'ai eu de cette ville en deux petits jours, je ne dirais qu'un seul mot: Soooooooo impressive, avec l'exclamation propre aux Américaines SVP! Oui, cette ville est très impressionnante de par ses multiples mémoriaux, ses dizaines de musées éparpillés sur le National Mall dont la très belle collection d’impressionnistes (Renoir, Manet, Degas,...) de la National Gallery of Art, ses bâtiments administratifs tous plus imposants les uns que les autres, ses artères majestueuses, son obélisque, ses hôtels de luxe qui accueillent les plus hauts représentants de l'état et du monde,...Ici, c'est la surenchère des plus belles statues, des plus belles fontaines, des plus belles demeures,...Et vous allez être surpris mais seule la Maison Blanche sort du lot, elle m'a parue assez modeste posée juste à côté du très mégalo palais Eisenhower, le quartier administratif du président. A 23 heures, toutes les lumières de la demeure présidentielle s'éteignent, c'est bedtime pour tout le monde! Cette ville calme et immaculée est à l'opposé de New York, en termes d'ambiance et d'architecture. Seul le mignon quartier de Georgetown a des petits airs de Greenwich Village avec son allignement de petites maisons aux jolis volets. Petite déception au programme, la Reflection Pool du Lincoln Memorial était en réfection lors de notre passage, elle devrait être remise à neuf pour 2013.
Reflection Pool du Lincoln Memorial.
Abraham Lincoln Memorial.
Martin Luther King Memorial.

Mémorial de la guerre de Corée.
Touriste(s) devant le Capitole.
 
Charte de la liberté de la presse sur le Newseum.
"Food for thought" au détour d'une statue de pierre.


Le somptueux hôtel Willard.
Le mystérieux Temple de la Scientologie.
La Maison Blanche.
Bâtiment du bureau exécutif Eisenhower pour les ouailles du Président.


Georgetown.
La Sweden House sur le Washington Harbour.
Washington Harbour.




Monet, la cathédrale de Rouen à la National Gallery of Art.
Patio de la National Gallery of Art.
Mobile de Calder à la National Gallery of Art.
Jardin des sculptures de la National Gallery of Art.
Seurat à la National Gallery of Art. 
Copyright de photos: Ca.L et B.S
PS: merci encore Abla pour l'agréable accueil dans ton beau et grand appartement!