mardi 28 août 2012

Retour au plat pays qui est le mien

On s'y préparait depuis quelques jours, voire quelques semaines dans notre petite tête, le retour en Belgique approchait à grands pas...Mercredi passé, le jour du départ est arrivé. Nous  étions à la fois tristes de quitter cette ville qui nous a tant fait vibrer et à la fois heureux et excités de retrouver notre plat pays. Aux Etats-Unis, on utiliserait l'expression "mixed feelings" et je la trouve juste parfaite pour décrire notre état d'esprit au moment de notre départ. Après avoir hélé une dernière fois un taxi jaune, on a enfourné nos 8 bagages (!) dans son grand coffre (heureusement, c'était un break) en se répétant "ça passera jamais au check in, ça passera jamais au check in!". On a roulé une dernière fois dans le quartier de la Columbia University, traversé la 125ème rue d'Harlem en imprimant ces dernières visions colorées de NYC sur notre rétine et on est arrivé au terminal 7 de JFK Airport pour prendre notre vol NY->Reykjavik->Bruxelles. Là, on a stressé comme des malades en faisant la file pour l'enregistrement des valises. La compagnie Icelandair stipulait clairement sur son site qu'on avait droit à 2 bagages de 23 kilos par personne. C'était déjà génial car sur la majorité des autres vols, 1 seul bagage de 23 kilos est autorisé en soute et il y a des frais à payer (jusqu'à 120 dollars) pour les valises supplémentaires. Après une année à NYC où tout est quasiment 30 pour cent plus cher qu'en Belgique, on se passe bien de ce genre de frais en fin de séjour. J'ai donc prié le Petit Jésus, croisé très forts tous mes doigts pendant qu'on faisait la file. A ma grande inquiétude, les autres personnes autour de nous n'avaient aucune grosse valise. Je me suis rassurée en me disant que quand on va faire un trek dans les volcans icelandais, on a pas besoin d'un gros sac à dos, juste le minimum, pas comme quand on revient d'une petite année aux Etats-Unis et qu'on a acheté plein (beaucoup trop) de vêtements, de chaussures, de livres et d'appareils électroniques. Arrivés devant le comptoir d'enregistrement, j'ai encore prié pour que ce soit la jeune dame souriante qui crie next plutôt que celle à lunettes juste à côté qui paraissait grincheuse. Houra, c'est elle qui nous a appelés! Vint alors la pesée tant redoutée des sacs, mon coeur battait la chamade comme avant un examen de linguistique anglaise. Alors, passera, passera pas !?


Premier sac à dos: 22,8 kilos: ouf! Deuxième sac à dos: 20,6 kilos, Miracle! Mon énorme valise rouge: 25,5 kilos, aie aie, là, l'employée Icelandair a commencé à froncer les sourcils. Dernier sac bleu: 27 kilos !!! Là, on s'est dit que c'était foutu, qu'on allait devoir se résigner à douiller pour tous ces kilos supplémentaires. A ce moment, à notre grande surprise, l'employée a lâché un "It's ok!" libérateur, a accolé une grosse étiquette rouge heavy sur les sacs en surpoids et nous a refilé nos billets de vol. Sentiment de soulagement intense. Ah oui, j'oublie de vous dire que j'avais préalablement dissimulé deux petites valises de cabines de 12 kilos chacune en dessous du comptoir (alors que seulement 10 kilos étaient autorisés) ainsi que nos deux sacs à dos de 6 kilos chacun à mes pieds. En résumé, vive Icelandair (en plus, la compagnie fait de super promos pour le moment sur les vols Bruxelles=>Reykjavik)! Mais ne vous emballez quand même pas trop car je pense que cela dépend aussi de la personne plus ou moins conciliante sur laquelle vous tombez à l'enregistrement des valises...
 
En attendant l'embarquement, NYC nous a offert un dernier coucher de soleil flamboyant dont elle a le secret. Après avoir passé 5 heures dans l'avion jusque Reykjavik, attendu une petite heure en transit et somnolé 3 heures jusque Bruxelles, on a enfin atterri. Surprise! A l'arrivée, nous avons été accueillis par nos parents et deux amis, on ne s'y attendait pas et l'émotion était au RDV, surtout quand l'amie en question devait accoucher 4 jours plus tard et que nous ne pensions la voir qu'à la maternité (bienvenue en passant à la petite Zoé!)! Il ne restait plus qu'une demi-heure d'autoroute pour enfin arriver à notre Home Sweet Home. On a ainsi retrouvé notre chère famille, nos fidèles amis, nos tendres chats, notre immense maison pleine de lumière comparée au studio de 40 mètres carrés new-yorkais tout sombre, notre immense lit super confortable, notre paisible jardin,...Je me suis empressée de faire tourner ma machine à laver supersonic qui rend les vêtements tout doux et bien propres (pas comme le vieux tambour du basement lugubre de NYC). Que de bonheur après cette petite année passée dans une ville fabuleuse mais aussi cette jungle urbaine fatigante et parfois agressive. 11 mois qui ont passé à la vitesse de la lumière. Mais ne vous inquiétez pas, ce post ne marque pas la fin de Little Caro in Big Apple, enfin, pas tout de suite du moins. Je ne suis plus physiquement à New York mais j'ai encore une foule de choses à vous raconter. L'aventure continue virtuellement, keep in touch! :-)

PS: Nouveau, tout chaud sur le site: une nouvelle carte interactive pleine de souvenirs:


View Mon NYC in a larger map

6 commentaires:

Jeanne a dit…

Hey tu veux me faire pleurer de bon matin!!!??
allez, le RDV est pris à Paris pour fêter la nouvelle année!

Michel Mahy a dit…

Alors à quand un p'ti double mixte ???

Little Caro in Big Apple a dit…

@Jeanne: oui, ça me réjouit!!!
@Mich: quand tu veux, ça me remontera le moral! :)

The Girly Geek a dit…

J'avais les larmes aux yeux en lisant ça... Mais bon, happy face, te voilà de retour chez toi ! De mon côté, j'ai hâte hâte hâte de retourner à NY, même pour une semaine :D

Madeleine a dit…

Emouvant en effet! Mixed feelings are the right words, on les ressent très bien dans le récit. Welcome back Home.

Marjolaine a dit…

Un petit coucou par ici ! Je suis venue lire le récit de ton retour. Ca m'a rappelé tant de souvenirs... la joie de retrouver son chez-soi en moins. Ce dernier voyage en taxi jusqu'à l'aéroport, tu le décris très bien. On essaie de s'imprimer les images de ces lieux qui nous étaient si familiers pour les conserver bien précieusement. Ah... dur dur !
Bon retour à toi !