vendredi 14 septembre 2012

Opération Moving Sale

Petite affiche maison pour notre moving sale.
Ah, je vous raconte pas, qu'est-ce qu'on peut bien accumuler comme "brol" en une petite année dans un minuscule appartement new-yorkais! Pour notre retour en Belgique, comme je vous l'ai déjà expliqué, il n'était pas question de ramener trop de choses superflues dans nos bagages (non, des chaussures et des livres de recettes de cupcakes, ça ne compte pas dans la catégorie "choses superflues"). Notre objectif après avoir fait le tri: vendre, donner et au pire, jeter mais en évitant au maximum cette solution. On a eu la chance de vendre une grande partie de notre mobilier à la personne qui reprenait notre appartement. On lui a donc refilé pour quelques dollars notre table à manger, notre bureau, des chaises, un radiateur électrique,...Des amis restés sur place ont également récupéré l'une ou l'autre chose et nous ont gentiment gardé ce qui ne rentrait pas dans les valises. Un dernier visiteur belge a aussi eu la mission de ramener une petite dizaine de kilos dans ses bagages, encore merci au passage à notre petite mule qui s'est presque déboîtée l'épaule en portant tous ces livres et quasiment toutes mes chaussures :-)

Deuxième étape: organiser une moving sale, tradition de tout déménagement américain dont le principe est similaire à une garage sale. Une moving sale consiste donc à réaliser une jolie petite annonce répertoriant toutes les babioles dont on veut se débarrasser pour quelques cents (ou plus) et à les coller dans le quartier afin d'inviter nos voisins à s'équiper à bon prix (voire gratos). Un autre moyen de communication est le site de débrouille Craigslist où l'on peut publier gratuitement sa petite annonce dans la catégorie Garage Sale et/ou Furniture, mais par ce biais, je n'ai reçu que des appels de brocanteurs chinois qui me demandaient si j'avais des bijoux à vendre et des meubles anciens (et une statue antique aussi peut-être?). Sachez aussi qu'il est assez déprimant de voir son annonce inondée en à peine 30 secondes par des dizaines, voire des centaines d'autres annonces du même genre, mais bon, au moins, on aura essayé de ce côté là,...Grâce à mes petites affichettes maison au graphisme plus que basique, nos deux poubelles, notre panier à linge, quelques verres sont partis mais on avait encore pas mal de choses sur le dos, dont un gros morceau: notre lit double. 

Je peux maintenant vous déclarer que vendre un lit quasiment neuf à NYC est une mission impossible. L'Armée du Salut et Housing Works, une autre oeuvre caritative du quartier, n'en voulaient pas, même gratuitement, la raison invoquée: la peur des bedbugs, ces puces de lit qui font la terreur des New-Yorkais depuis qu'elles ont envahi en force NYC (cette carte montre leur effrayante invasion). Ces parasites qu'on peut se chopper en prenant le métro, en allant au restaurant ou en s'asseyant dans un fauteuil de cinéma envahissent les appartements, se glissent dans les vêtements, les matelas et pour s'en débarrasser, il faut faire appel à un spécialiste, et, vous vous en doutez, sa facture sera très salée. Une légende urbaine raconte même qu'il faut brûler tout ce qui a été contaminé dans un appartement pour complètement les exterminer. Après avoir contacté d'autres oeuvres de bienfaisance, j'ai enfin reçu une réponse positive des services sociaux de la ville de NYC qui étaient prêts à venir chercher notre lit le jour avant notre départ, j'étais plutôt soulagée car j'aurais trouvé dommage de le jeter à la rue (je comprends maintenant pourquoi les trottoirs de NY sont jonchés de matelas et de lits). Je suis alors allée donner tasses, assiettes, verres et autres ustensiles de cuisine chez Housing Works, une association qui vient en aide aux personnes démunies atteintes du sida, j'ai donné magazines et autres livres au vendeur ambulant du coin la rue qui en récoltera quelques dollars. En résumé, on a évité au maximum de jeter ce qui était utile aux personnes dans le besoin. A NYC, ce ne sont pas les associations qui manquent (voir la liste icipour récupérer ce genre de matériel, il y a tellement de personnes démunies que cela vaut la peine de faire l'effort de les aider un minimum, à notre petite échelle. Alors, chers lecteurs new-yorkais, avant de déposer vos meubles sur le trottoir lors de votre prochain déménagement, pensez à ces alternatives solidaires. 

4 commentaires:

Jeanne a dit…

Bien joué! D'ailleurs votre linge de lit vient d'atterrir à Paris! ;)

Little Caro in Big Apple a dit…

excellent! merci à notre deuxième petite mule! ;-)

Marjolaine a dit…

De mon coté, j'ai réussi à vendre pas mal de choses sur Craiglist malgré l'énorme perte de temps que ça peut être pour répondre à tous les gens plus ou moins intéressés qui répondent. Je me suis bien faite promener, mais, dans le lot, il y a quand même des gens honnêtes. Mon lit a été aussi un gros souci. Je me voyais mal le laisser dans la rue. J'ai finalement réussi à le vendre sur Craiglist aussi.
Et pour le reste, j'ai tout donné à un magasin "GoodWill' près de chez moi.
Ah vraiment, ces derniers jours n'ont pas été de tout repos !

Little Caro in Big Apple a dit…

oui, je me souviens d'ailleurs avoir lu ton post de départ qui expliquait les difficultés à vendre ton mobilier. Tu as eu de la chance de vendre ton lit! c'est vrai que cela prend du temps de gérer tout ça!