mercredi 12 décembre 2012

Instagram ou l’esthétisation du quotidien

Depuis que j’ai succombé aux sirènes de l’iPhone dans le blinquant Apple Store de verre de l’Upper West Side (ne vous emballez pas trop vite, mon budget ne me permettait qu'un vieux modèle maintenant relégué dans les archives collector de l’entreprise à la pomme), eh bien, depuis que je possède ce petit bijou technologique, je me suis découvert une passion pour le réseau social Instagram. Instagram, c’est un peu comme Twitter, sauf qu’au lieu de pondre 140 signes, on lâche des photos… de tout et de rien, avec des effets variés, vintage ou plus glamour très faciles à obtenir en utilisant l'application hipstamatic ou camera+.

A NYC, ville photogénique par excellence, j’avais de la matière, même parfois trop, certains jours, lors de mes balades, j’avais envie de tout prendre en photos : les taxis, les gratte-ciel, les gens dans le métro, les tournages de films dans les rues, les morceaux de fraise sur mon frozen yogurt, les frites en forme de radiateur du Shake Shack, mes pieds bottés dans les grosses flaques, l’Hudson River, et même les jolis légumes du West Side Market (le supermarché du quartier)...J’ai aussi pas mal mitraillé lors de notre roadtrip californien. Et puis, en revenant en Belgique, je me suis demandé ce que j’allais bien pouvoir photographier de captivant, pas que je dénigre mon Plat Pays, loin de là, mais il faut quand même avouer qu’entre NYC et mes trajets Hélécine => Bruxelles => Hélécine, je n’avais plus grand-chose de très excitant à publier. Eh bien, détrompez-vous ! la première chose qui ma marquée lors de mon retour en Belgique, ce sont les impressionnants nuages qui recouvrent le pays car c’est bien connu, la Belgique est un pays (trop) pluvieux. A NYC, le ciel est en grande partie souvent obstrué par les buildings, il y a très peu de perspective mais il est, par contre, souvent bleu. Ici, quand je me promène dans la rase campagne, j’ai droit à des cieux délirants, à de gros nuages cotonneux, des monticules de strato-cumulus et des cumulonimbus à perte de vue. Un jour, j’ai cru délirer en voyant comme des montagnes enneigées sur la ligne d’horizon, les nuages étaient si bas, que j'ai enfin saisi toute la profondeur des célèbres paroles de Brel (il était temps me direz-vous):
"Avec un ciel si bas qu'un canal s'est perdu, avec un ciel si bas qu'il fait l'humilité,avec un ciel si gris qu'un canal s'est tendu, avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner."



Les sublimes toiles de Delvaux et de Magritte, maîtres du surréalisme belge me sont aussi venues à l'esprit en prenant cette photo sur le quai de la gare au petit matin:

Le risque était bien là que les sujets récurrents de mon feed Instagram deviennent mes deux félins mais avouez qu'ils sont soooo cuuuute et puis je suis tellement heureuse de pouvoir les squeezer à nouveau dans mes bras!
Mais à côté de ça, je me surprends à m’étonner de petites choses du quotidien: l’esthétique d’un beau panier de légumes colorés, la beauté tranquille de la Hesbaye brabançonne, la rondeur d'un verre de Chimay lors d'une soirée entre amis, une jolie chapelle lors de mon footing matinal, un beau coucher de soleil, le classieux château d'Hélécine, les arbres de mon jardin en mode automne,...
J’avais un peu peur de voir le nombre de mes abonnés diminuer vu les sujets un peu moins excitants mais il n'en est rien (j’en ai même gagné quelques-uns). Il est même parfois étonnant de voir certains clichés à la base assez ordinaires remporter un certain nombre de "like" traduits par de mignons petits coeurs, alors que d'autres photos prises à NYC suscitaient parfois moins d'engouement. C'est la raison pour laquelle j’aime la facilité d’Instagram à capturer tous ces petits moments du quotidien en leur donnant du relief et une petite touche magique. Et puis, maintenant que je suis de nouveau en Europe, j'en profite pour partager mes escapades, que ce soit à Paris, aux Pays-Bas ou a Lille, more to come!


Envie de me suivre sur Instagram? C'est par ici
Pour approfondir un peu plus sur le sujet, je vous conseille cet article très intéressant qui parle du photojournalisme à l'heure d'Instagram, cette passion pour les effets vintage est d'ailleurs bien analysée dans cet article du site Slate.fr.et cette vidéo très ludique  explique bien comment utiliser le réseau social à bon escient:

6 commentaires:

Sandrine V. a dit…

Grace à Instagram on remarque des détails qu'on n'aurait pas vue avant, on se prend à chercher quoi photographier, à ce dire que telle ou telle chose ferait une belle photo.
Ca nous fait redécouvrir notre environnement.

Fabienne a dit…

Très sympa l'article! J'avoue que j'ai longtemps été réfractaire au téléphone à la pomme aussi, et maintenant mon chien n'a jamais autant pris la pose... :) J'ai vu cette parodie l'autre jour qui m'a bien fait rire: http://www.youtube.com/watch?v=Nn-dD-QKYN4
Mais je crois que c'est assez compulsif, mais je trouve que c'est aussi vraiment bien, car depuis que je fais plus de photos de mon quotidien j'ai aussi l'impression d'être plus attentive aux belles choses qui m'entourent... :)

Jeanne a dit…

Le panier de légumes belges ressemblent bcp au panier de légumes new-yorkais!!! J'adore la photo du chemin pendant le coucher du soleil... Les belles choses sont partout, il suffit d'ouvrir l'oeil!

La Rimule a dit…

Ah j'ai reconnu Utrecht ! Ville que j'adore et où j'ai vécu... Bon WE !

americanosity a dit…

J'aime beaucoup cet article, c'est très intéressant et ton titre me rappelle un peu mes cours du Celsa (pas en journalisme d'ailleurs).

Tu as de très belles photos de NYC !

chenmeinv0 a dit…

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