lundi 27 février 2012

Mon Upper West Side

106th West: notre rue.
Nous habitons depuis maintenant 5 mois le quartier résidentiel de l'Upper West Side, dans la 106 ème rue, à dix minutes à pieds du campus de la Columbia. J'apprécie énormément l'ambiance de ce quartier familial, vert et aéré avec à l'ouest le Riverside Park qui donne sur l'Hudson River (voir des images) et plus à l'est le plus grand "backyard" des New-Yorkais: Central Park. Côté restaurants, on trouve de tous les styles, japonais, chinois, mexicains, indiens ainsi que plusieurs bistrots français. Niveau shopping, mes deux magasins préférés de fringues sont bien représentés: Brooklyn Industries et Urban Outiftters. Autant vous dire qu'il est difficile de mettre le nez dehors sans acheter quoi que ce soit,...Comme vous avez pu le remarquer suite à ma balade dans SoHo, je ne suis pas une grande fan des hauts gratte-ciel rectilignes et miroitants de Midtown, je préfère les édifices plus anciens et aux détails plus travaillés. Dans l'Upper West Side, et plus précisément sur l'artère principale de Broadway, je suis plutôt gâtée car il y a de superbes résidences. Je vous invite à découvrir mon top 3. Mon préféré se nomme l'Ansonia entre la 73ème et la 74ème rue, il a été construit en 1903. Avec son look parigot, ses tourelles et ses gargouilles, il fut même le décor du film JF partagerait appartement avec Bridget Fonda dans les années 90

L'Ansonia.


Dans le même style, mon deuxième coup de coeur architectural va au Dorilton sur la 71ème rue, il date de 1902 et a une vue sur deux belles anciennes entrées de métro. 
Le Dorilton.
 
La station de subway de la 72ème rue au coeur de l'Upper West Side.
Et pour finir, jetez un coup d'oeil à l'Apthorp, dans le style Renaissance Revival, son entrée est impressionnante, dommage qu'on ne puisse pas pénétrer dans sa court,....




Et pour finir, ce détail que j'aime beaucoup aussi, ce sont ces gros réservoirs perchés sur les toits que l'on peut voir un peu partout dans la ville:


jeudi 23 février 2012

De l'incunable au Kindle


Dès mon arrivée dans la Grosse Pomme, en rencontrant de nombreux utilisateurs du Kindle, la liseuse électronique d'Amazon, j'ai tout de suite été séduite. Et quand j'ai un coup de coeur, que ce soit dans une boutique de vêtements ou un magasin d'électronique, je peux vous dire que je ne tarde pas à me procurer l'objet de mes convoitises (dans les limites du raisonnable bien sûr) avant qu'il ne devienne une obsession lancinante (j'entends encore mon cher papa me dire "tu peux danser sur ta tête" quand, petite, je n'obtenais pas ce que je désirais). Plus de danse à la renverse qui compte passé 30 piges, je me suis acheté la nouvelle version tactile du Kindle illico presto! 


Enchantée au début par cette expérience de lecture innovante, je commence après quelques mois d'utilisation à me poser quelques questions "métaphysiques". J'ai en effet l'impression de moins entrer dans l'intrigue d'un roman lu sur cette tablette, j'ai l'impression de moins m'approprier le livre en tournant ses pages électroniquement. Bien sûr, le Kindle offre de multiples avantages, il permet de stocker plus de 3000 bouquins (imaginez cela dans votre besace), est beaucoup plus fin et léger qu'un livre (pensez à la grosse brique de Ken Follet Les Pilliers de la terre, une horreur à trimbaler). Il n'en est, je ressens comme de la frustration, comme si le touché du papier me manquait. Peut-être est-ce dû au fait que je me dis qu'un roman doit se vivre, doit être malmené, emmené aux toilettes (ceci dit, faisable aussi avec un Kindle), lu dans son bain (moins résistante à l'eau la tablette) et qu'après quelques bonnes séances passionnées de lecture, l'ouvrage doit en avoir bavé et en exhiber fièrement les traces. Il n'y a qu'à voir l'état de mes guides touristiques,torturés quotidiennement (mais rafistolés avec amour!) pour s'en rendre compte (mince, je suis grillée, plus personne ne voudra me prêter de livres)

Guides touristiques en atelier de rafistolage.

J'avais déjà lu que la mémorisation était bouleversée par le Net, une autre étude semble confirmer mon ressenti, elle avance que l'on mémorise mieux un texte quand il est lu sur papier que sur tablette expliquant "nous entrons donc dans un usage très proche du web, c’est à dire que l’utilisateur ne lit pas, mais survole." La mort du papier? Je n'y crois pas!  Même s'il est primordial que les groupes de presse envisagent leur avenir numérique avec le plus grand sérieux en développant des applications pour iPad, iPhone et iMachin, je prendrai, personnellement, toujours autant de plaisir à tourner les pages d'un journal ou d'un magazine de mode. A l'origine, ce questionnement m'est venu en visitant la sublime Morgan Library. Au début des années 1900, John Pierpont Morgan, banquier notable, a installé sa bibliothèque et son bureau sur Madison Avenue dans un splendide édifice de style néo-Renaissance, cette bibliothèque est un véritable bijou avec son plafond peint de magnifiques fresques et ses multiples rangées de livres, sa collection d'incunables et ses enluminures du Moyen-Age, on peut même y voir un exemplaire de la Bible de Gutenberg de 1455 (il n'en reste que 50 dans le monde)! De quoi faire monter en moi une certaine nostalgie du papier face à ces livres richement décorés (certains de pierres précieuses) et reliés avec le plus grand soin. Et vous, vous préférez l'encre papier ou électronique ?
La fabuleuse Morgan Library.

* Et pourquoi pas un iPad ou un Kindle Fire, certains se demanderont? Car je refuse d'être connectée 24/24 7/7, ce que je crains fortement avec ce genre d'appareils (je n'irai pas jusqu'à parler de "gadget"). C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je n'ai pas encore succombé à la tentation (ou devrais-je dire la tyrannie?) de l'iPhone ici, de peur de devenir complètement "addicted". Ok, on en reparle dans quelques mois...

lundi 20 février 2012

James Blake au Carnegie Hall: l'extase acoustique

La salle mythique du Carnegie Hall.
Lundi dernier, nous avons passé une soirée magique dans la salle mythique du Carnegie Hall. S'il y a bien une seule salle de concert qu'il faut voir à New York, c'est celle-ci.* Elle fut inaugurée en 1891 par Tchaïkovski en personne qui dirigeait à l'époque le New Philharmonic. C'est l'une des plus vieilles salles de concert de la ville. D'une capacité de précisément 2804 places, elle est réputée pour sa forme en fer à cheval capitonné de velours rouge qui lui donne à la fois une acoustique parfaite (les artistes n'ont presque pas besoin d'utiliser de micros) mais aussi une ambiance chic et feutrée. Les plus grands noms du show-biz y sont déjà passés, des Beatles à Madonna ou Jay-Z, en passant par Caruso mais aussi des hommes politiques (Martin Luther King, JFK,...) et même Albert Einstein. 


Le prestigieux bâtiment de spectacle sur la 7ème Avenue.
Mon sésame pour la soirée musicale.
Lundi dernier avait lieu une soirée musicale organisée au profit du Tibet (avec des places allant de 35 dollars (nous, tout en haut) à plus de quelques milliers de dollars pour les mécènes les plus généreux placés en toute logique aux premiers rangs). Même si la cause nous tient à coeur, soutenir le Tibet n'était pourtant pas l'objectif premier de notre déplacement. Nous avons plutôt été alléchés par le programme musical assez prometteur, visez plutôt le menu: James Blake, Philip Glass, Anthony (sans ses Johnsons), Lou Reed,...ainsi que quelques découvertes comme le groupe déjanté Das Racist, dont les déhanchements subjectifs d'un des chanteurs ont presque fait s'évanouir les rombières des premiers rangs, ou encore Rahzel, l'étonnante "beatbox" humaine. Mais c'est surtout la prestation du jeune artiste James Blake* que je retiendrai de cette soirée, à peine 22 ans et un talent à tomber à la renverse, l'acoustique de la salle légendaire new-yorkaise était juste parfaite pour magnifier son titre The Wilhelm Scream et le faire résonner de toute sa puissance. Cette soirée musicale au style très éclectique fut aussi l'occasion de visiter le Carnegie Hall et son musée, on en a ainsi profité pour jeter un coup d'oeil aux loges des premiers étages. Avec leur épaisse moquette rouge et leurs jolies portes à rideaux froncés, elles ont un look cosy de cabines de bateau. Croyez-moi, le temps d'un concert ou pour une simple visite guidée, cette salle de spectacle vaut vraiment le coup d'oeil.












* En deuxième lieu pour une sortie musicale, je vous conseillerais le Beacon Theater où nous avons assisté au concert mémorable du groupe The National (visionnez le concert ici, et encore ici). En 3ème lieu, je vous dirais de filer au Webster Hall où nous avons survécu aux Belges de Soulwax
*Pour en savoir plus sur cet artiste anglais de talent et sur sa reprise du titre A Case of You, rendez-vous sur le blog Bazaraudiovisuels.

jeudi 16 février 2012

Ma Fashion Week (III): Dans l'univers de Diesel et d'Altuzarra

Pour ma première fashion week new-yorkaise live, j'ai eu la chance d'assister à deux défilés de mode, au style assez différent. En ce Valentine's Day, j'étais invitée au show Diesel Black Gold. Il avait lieu au Pier 57 sur les bords de l'Hudson dans le quartier très branché du Meatpacking District. Dans un entrepôt sombre et brut de décoffrage j'ai pu découvrir, entourée de quelque 400 autres invités, la collection pour l'hiver prochain du label haut de gamme italien.





Dans cet univers que le label définit comme "rock-chic", j'ai particulièrement apprécié ce petit pull noir traversé par une discrète tirette et parsemé de mini-clous pour un look à la fois simple et sophistiqué:



Côté accessoire, j'ai flashé sur ce sac bleu:


Ouf! En voyant ces petits clous et ces paillettes, je peux être rassurée, mes "collants diamants" seront encore à la mode l'hiver prochain!




Samedi, j'ai eu la chance d'assister au défilé plus intimiste du jeune créateur français basé à New York Joseph Altuzarra. A 27 ans, ce jeune talent vient de décrocher un prix prestigieux: le CFDA/Vogue Award, autant dire que sa collection était attendue au tournant dans la sphère modeuse. 

 

Ses créations aux influences métissées - on devine l'Inde, l'Italie, la Russie, l'Afrique du Nord - qui défilaient dans une ambiance de souk marocain étaient tout simplement éblouissantes. J'ai vu défiler des robes de gitanes chamoirées parsemées de sequins portées avec des longues cuissardes en cuir aux talons vertigineux, des parkas sombres à l'allure militaire ou encore des petites robes noires à la coupe structurée.


Défilé Altuzarra pour l'hiver 2012-2013.
 
Juste en face de moi: 
Carine Roitfeld, l'ex-rédac' chef du Vogue français et sa fille Julia.
La salle après le défilé.
Chez Altuzarra, plus que chez Diesel, j'ai été particulièrement frappée par le physique des mannequins. Marronnier des journalistes de mode le sujet revient en effet à chaque fashion week que ce soit à Milan, à Paris ou à New York - le débat fait encore rage cette semaine dans la presse us : comment interdire aux tops de moins de 16 ans de monter sur les catwalks? Comment faire en sorte que ceux en dessous de 18 ans ne travaillent après minuit? Comment encourager ces jeunes filles à manger sainement (ou à manger tout court)? Comment atteindre un BMI correct ? Comment éviter qu'elles ne tombent dans le cercle vicieux de l'anorexie,...Toutes ces questions ont surgi dans ma tête en voyant défiler ces créatures toutes plus longilignes les unes que les autres, aux jambes longues comme un dimanche sans fin, aux cuisses aussi minces que des bâtons de berger (la canne pas le saucisson), ces tops modèles ont la taille tellement "corsetée" qu'on se demande si elles arrivent encore à respirer,...Ces filles m'ont paru complètement irréelles, leur visage sans expression, leurs cheveux parfaitement coiffés, leur démarche assurée et chaloupée même avec des talons vertigineux...Une impression évidemment amplifiée par la beauté et l'ambiance magique du défilé d'Altuzarra qui les avait transformées, tour à tour en "Belles de Jour" et en gitanes baroudeuses. Et encore, sur ces photos, je trouve qu'on ne se rend pas bien compte de leur maigreur (c'est une impression perso ou sur photo, on a toujours l'air plus en chair?). Le chemin sera certainement encore long avant que l'industrie de la mode ne mette en place de vraies règles pour encadrer toute cette problématique car comme le déclare elle-même Diane von Furstenberg, la présidente de la Chambre syndicale de la mode américaine (CFDA) dans le New York Times, "des progrès ont été réalisés, mais il y en a encore beaucoup à faire". Allez, pour clotûrer le sujet sur une note plus joyeuse, je vous propose quelques looks post-défilé:



Rencontre incongrue:
dog walker et fashionistas à la sortie du défilé 
Diesel Black Gold.






Eh oui, être fashion c'est parfois avoir des goûts douteux, heureusement pour ce jeune homme qui restera anonyme sur ce blog, le ridicule ne tue pas. Et même si ce sont des slippers (des pantouffles quoi) Stubbs & Wootton déjà repérées aux pieds du rappeur Kanye West, moi je dis, qu'il vaut mieux parfois s'abstenir,...



lundi 13 février 2012

Saint-Valentin: Dites le avec un banc ou...un cadenas !





Entre deux actualités modeuses, il ne faudrait quand même pas oublier la Saint Valentin! Je vous propose deux idées originales pour déclarer votre flamme à votre douce moitié. Et pourquoi pas sur un banc de Central Park ? Pour la modique somme de 7500 dollars (!), vous pouvez "adopter" le banc de votre choix, une petite plaquette y sera apposée avec le message de votre cru. Une belle manière aussi de rendre hommage à une personne disparue, de "célébrer" un divorce ou une naissance ou tout simplement de dire merci à la vie. A ce jour, plus de 2000 bancs ont déjà été "adoptés" (ou plutôt acheter) via le programme "adopt a bench" qui promeut l'entretien des quelque 9000 bancs du parc. En voici quelques exemples glanés, tantôt poétiques, tantôt drôles ou émouvants. Be inspired! 








Dans un registre plus démocratique, pourquoi ne pas accrocher un cadenas sur le pont de Brooklyn et jeter ensuite sa clef dans l'East River ? Symbôles d'amour éternel, on avait déjà vu ces "lovelock" fleurir sur les ponts de Paris, de Rome ou sur la Grande Muraille de Chine, ils sont apparus récemment sur le pont qui relie Brooklyn à Manhattan. Certains sont même préalablement gravés comme des alliances. En plus, c'est l'occasion d'une promenade romantique au soleil couchant sur le célèbre pont avec son/sa chéri(e). Alors que ce soit avec un banc ou un cadenas (ou ce que vous voulez d'autre, d'ailleurs cela ne nous regarde pas) je vous souhaite, chers fidèles lecteurs, un Happy Valentine's Day !