mercredi 30 mai 2012

Vous prendrez bien un petit verre sur le toit?

ça y est! j'ai la joie de vous annoncer que la saison d'été est officiellement lancée à New York! Le week-end du Memorial Day (fêté ce lundi 28 mai) marquait le début des festivités estivales, ce qui signifie en vrac pique-niques et concerts à gogo dans Central Park, excursions à la plage (je vous en reparlerai), cinéma en plein air, évidemment quelques soldes pour marquer le coup (entre autres, maillots à 30% chez American Apparel et micro-shorts à mini-prix chez Loft!), un bon 30 degrés, quelques averses orageuses, les filles et les garçons qui se dénudent,...mais également l'ouverture des rooftops, ces terrasses et bars aménagés sur les toits de la ville. Qu'ils soient perchés au 28ème étage d'un gratte-ciel ou juste aménagés sur le toit d'une brasserie, on y finit tranquillou l'après-midi au soleil un bon cocktail ou une bonne bière à la main ou on y passe une soirée déjantée arrosée au champagne entouré de VIP, selon le style de l'endroit choisi. J'ai déjà pu en tester quelques uns jusqu'à présent. En voici mes impressions. 

Le nouvel hôtel Conrad, qui vient d'ouvrir ses portes près de Battery Park, propose une petite terrasse assez intimiste bien ensoleillée, avec vue sur le New Jersey. J'y ai découvert un cocktail assez original composé d'un bâton glacé fruité trempé dans du prosecco, du vin pétillant italien, il s’appelle joliment "Prosecco Popsicles" et ressemble à ceci:
Première réaction à chaud: "euh ça se mange/boit comment?" Et bien je n'étais pas la seule personne un peu décontenancée devant cette boisson d'un genre nouveau et j'ai bien rigolé dans ma barbe en observant les gens un peu branchés autour de moi se démener avec leur bâtonnet plongé dans ce grand verre ballon. Alors, petit conseil si vous ne voulez ne pas avoir l'air trop con en dégustant ce genre de cocktails - à tout de même 14 dollars on est au Conrad, vous vous rappelez? - commencez par manger élégamment le glaçon et buvez ensuite le vin au fond du verre. N'attendez pas trop longtemps car le Popsicles fond rapidement dans le vin, ce qui ne doit pas être le but, vous voilà prévenus! 
Rooftop du Conrad avec vue sur le New Jersey.
L'hôtel The Standard, qui est certainement l'endroit le plus branché du Meatpacking District, a une magnifique terrasse panoramique assez méconnue à son 18 ème étage, on y accède par un escalier de service sur le chemin des toilettes. Petite parenthèse, ces dernières valent à elles seules le détour car elles ont une vue plongeante sur l'Hudson River. Autre originalité de l'endroit, on peut y faire pipi en groupe, elles disposent en effet de quatre toilettes accolées les unes aux autres, chacun appréciera à sa façon! Le must: les concerts de jazz qui ont lieu dans le bar en dessous (surnommé aussi informellement Boom Boom Room) y sont retransmis grâce à de jolis petite baffles. Appréciez plutôt la vue en vous lavant les mains:
Mais revenons-en à ce rooftop dont peu de personnes connaissent l'existence. Quand on y est monté, l'endroit était quasi désert, le pied!  Allongé relax sur un transat, comme Benja ci-dessous, on y jouit d'une vue grandiose sur les toits de West Village et sur les bateaux qui glissent doucement sur l’Hudson River ou on y sirote une petite bière à l'une de ses tables. 

Pour une soirée un peu plus "VIP-je me la pète" il y a aussi l’immense rooftop garden du 230 Fith sur la Fifth Avenue, il donne en plein sur l’Empire State Building, la vue est à couper le souffle, surtout la nuit. Ici, c'est plutôt ambiance Miami Vice avec palmiers, petites fontaine et Beautiful People qui se déhanchent en micro-robes et stilettos. Alors, ne me demandez pas comment je suis arrivée là-haut en Havaianas, mmmh, ça doit être la magie de New York! 

L'Empire State un peu flou, depuis le 230Fifth 
après quelques verres de rhum coca. :-)
Havaianas, stilettos, même combat!
Mais des rooftops, il n'y en a pas qu'à Manhattan! Pour pousser la découverte de New York vue de haut encore un peu plus loin, nous nous sommes aventurés, pour ne pas dire "égarés" dans le Queens, après avoir marché dans des rues faites d'hangars et de bouts d'autoroutes et avoir pensé plusieurs fois "mais qu'est-ce qu'on fout ici!", nous sommes arrivés en haut de l'hôtel Ravel. Sa terrasse baptisée Penthouse808 a une vue magnifique sur le Queens d'un côté, l'’Upper East Side et Roosevelt Island de l'autre, mais surtout, il a le nez sur le magnifique Queensborough Bridge. 

Pour fuir l'agitation de Manhattan, je vous conseille le toit de la brasserie Six Point au Rocky Sullivan’s à Red Hook (sud de Brooklyn). Le week-end, le Water Taxi qui y mène à partir de Wall Street est gratuit (5 dollars la semaine), c'est d'ailleurs le même bateau que j'avais pris pour aller chez IKEA (lisez l'article à ce sujet ici). Les bières sont à seulement 5 dollars et l'ambiance est bon enfant sous les lampions. 
Brooklyn (Greenpoint pour être précis), le Berry Park est aussi très convivial, on y croise de tous les styles. Les amateurs de bonnes bières seront comblés car on y sert de la Leffe au fût et même de la Delirium Tremens, assez rare à New York. 
Allez, sur ce, santé!

jeudi 24 mai 2012

Fifteen-Love sur les bords de l'Hudson



S'expatrier veut dire quitter sa famille, ses amis, ses chats, sa maison, son travail mais aussi renoncer à certains de ses hobbys, et mon passe-temps préféré en Belgique dès les beaux jours revenus, c'est de jouer au tennis. Taper la petite balle jaune, remuer la terre battue, me battre pour chaque point en Interclubs est une véritable passion qui me démange, sans compter l'ambiance conviviale des soirées estivales passées au club. A New York, j'avais bien envie de continuer à travailler mon coup droit lifté et mes smashs de fond de court qui font ma réputation (non, on ne se moque pas!). Pendant la trêve hivernale, j'ai donc eu tout le temps de me renseigner pour savoir comment on devait s'y prendre pour réserver un terrain de tennis sur Manhattan. Deux options sont possibles et vous allez voir, le choix est vite fait entre signer un abonnement annuel à plus de 2000 dollars dans un club privé huppé ou réserver un terrain municipal pour 30 dollars l'heure sur le principe mis à toutes les sauces ici du "first come, first served"soit "le premier qui pointe sa fraise a le droit d'occuper le terrain". Et là, je crie: "struuuuuuuuuugggggggle!!!" car je sens que ça va se régler à coup de raquettes cette histoire de réservation de terrain! Nous sommes donc allés jouer pour la première fois sur les bords de l'Hudson River, car les terrains que j'ai dégotés se situent, s'il vous plaît, dans Riverside Park, au niveau de la 96eme rue et donc à quelques minutes à pieds de notre appart' (enfin, parlons plutôt de studio) et au final, après une petite vingtaine de minutes seulement d'attente, nous sommes montés sur le court numéro 4 pour un petit match endiablé! Bon, ok, une heure de jeu coûte juste 3 fois plus cher qu'au sein de mon très cher Tennis Club de l'Abbaye mais quand on aime, on ne compte pas, pas vrai !? 


Ce post tennistique me permet aussi de vous parler d'un label d'équipements de sport canadien génial que j'ai découvert ici, il s'appelle Lululemon et ses magasins respirent la santé et le bien-être. J'adore m'attarder dans ses rayons, on y trouve des vêtements de yoga et de running à la fois beaux et confortables et dans certaines boutiques, dont celle du Lincoln Square, sont même organisés des cours de yoga le dimanche matin. J'ai eu le coup de foudre pour cette jupette à volants destinée à l'origine à la course à pieds mais juste parfaite pour pratiquer le tennis ainsi que pour ce top, idéal pour les chaudes journées d'été que nous réserve Big Apple. J'en profite en passant pour souhaiter d'excellents interclubs a toutes les équipes du TCA!



mardi 22 mai 2012

Mais où est George?

Les Américains adorent leurs billets verts, symbole de l'American Dream. Savez-vous qu'il existe des pièces d'un dollar, mais que les Américains les dénigrent, préférant palper les billets de la même valeur? Cette pièce est dès lors assez difficile à trouver, tout comme les billets de 2 dollars, qui paraît-il, porteraient chance à celui qui en garde dans son porte-feuille. De mon côté, j'ai récolté un à un ces deux petits porte-bonheur que je n'échangerais pour rien au monde (enfin, proposez toujours et on verra). Hier, en comptant les maigres biffetons qui me restaient dans mon porte-feuille (eh oui, les dollars partent très vite ici), mon regard a été attiré par une inscription rouge sur un billet, elle mentionnait "Currency Tracking Project" ainsi qu'un site internet baptisé "Where is George?" du prénom du président américain (Washington) imprimé sur les billets d'un dollar. Evidemment, curieuse comme je suis, je n'ai pu m'empêcher d'aller visiter le site en question. En y encodant le numéro de série du buck estampillé, le site propose de le "traquer" afin de savoir d'où il vient, où il a été échangé, dans quelle circonstance et même dans quel état il a été trouvé. On peut alors suivre son périple à travers le pays et même au-delà de ses frontières. Par exemple, celui-ci a parcouru plus de 24 000 miles en trois ans, il a traversé l'Atlantique, est allé ensuite au Qatar pour revenir en Californie. Certains billets ont ainsi des vies plus trépidantes que d'autres, entre ceux échangés dans un casino de Las Vegas et ceux échangés chez Starbucks ou KFC. A voir son lay-out très nineties, certains internautes diront que ce site date de Mathusalem et ils n'ont pas tort car ce système de tracking de billets américains n'est pas nouveau, au contraire, il a été lancé il y a plus de 10 ans mais j'ai trouvé cela amusant de voir qu'il continue à vivre grâce aux personnes qui y encodent encore leurs bills au jour le jour. Et il faut croire qu'il y a des acharnés de la traque aux billets, l'utilisateur le plus actif en a ainsi déjà encodé plus de 2 000 000 depuis le lancement du site!Voilà encore bien une preuve que les Américains sont trop fans de leurs billets verts!

mercredi 16 mai 2012

Be Happy in the Bronx!

Je vous avais prévenus dans mon post précédent, après une première approche plutôt réussie, le Bronx allait me revoir et plus vite que prévu! Après la petite balade à bord du Bronx Culture Trolley, je suis retournée dans ce borough pour me rendre à l'exposition This Side of Paradise aménagée dans une maison de retraite désaffectée de la belle artère bronxite de Grand Concourse. Des artistes de différents horizons ont investi les pièces de la bâtisse décatie réservée autrefois aux fortunés déchus, le genre d'installation artistique originale et surprenante que j'adore. Une ancienne chambre de résident a été reconstituée, une autre est parcourue des lignes de métro qui mènent au Bronx ou est décorée de grandes corolles:
Mon coup de coeur est allé à l'installation artistique surnommée "Happy Post Project". Dans une pièce, des centaines de post-its ont été collés au mur par les visiteurs, sur les petits bouts de papier, la réponse à une seule question (mais quelle question!): "Qu'est-ce qui vous rend heureux!?" Le résultat de cette oeuvre d'art colorée en évolution perpétuelle  donne une pièce rayonnante de positivisme qui donne le sourire aux lèvres, lorsque l'on découvre les réponses variées en se baladant de post-it en post-it. Et vous, qu'écririez-vous sur un de ces post-its?

« This Side of Paradise » jusqu'au 5 juin à la maison d’Andrew Freedman, 1125 Grand Concourse Avenue:



samedi 12 mai 2012

La Toms, it-espadrille ou fashion faux-pas?


Avec le retour des beaux jours, je ne sais pas si c'est le cas sur le Vieux-Continent mais le modèle de chaussures qui pullule pour le moment aux pieds des New-Yorkais c'est la Toms. La Toms est une sorte d'"espadrille sophistiquée" ou une "pantoufle de rue". J'ai un avis assez mitigé sur ces shoes et quand j'en vois, je ne peux m'empêcher de fredonner cette chanson des Nuls:


D'un côté, quand je croise des filles bien lookées, le chino retroussé élégamment à mi-cheville avec ces chaussures en toile aux pieds, je trouve cela plutôt sympa. Pour l'été, la silhouette se fait légère et casual, idéale pour les longues après-midis langoureuses dans Central Park ou pour siroter des mojitos sur une terrasse de Williamsburg façon hipster. D'un autre côté, quand je croise une mère de famille qui parait sortir de sa douche en survêt' rose bonbon et qui semble avoir enfiler à la va-vite ses Toms comme de vulgaires savates, je doute sur l'esthétisme de l'accessoire. Parce que sachez que chausser l'espadrille de façon classe n'est pas donné à tout le monde pour ne pas "avoir l'air d'un con" comme le chantait Alain Chabat et ses acolytes


Les chaussures Toms ne sont, de surcroît, pas bon marché, comptez environ 45 dollars pour le modèle de base. Mais là où Toms marque des points, c'est que pour chaque paire achetée, une paire est donnée à un enfant dans le besoin, d'où les prix relativement gonflés pour des pompes somme toute banales en simple tissu et à la fine semelle. La société reprend d'ailleurs le même principe avec sa collection de lunettes de soleilEn Belgique, c'est la marque Jojo qui avait lancé une idée similaire en 2010 avec ses baskets responsables, pour chaque paire de Jojo achetée, la marque s’engageait à planter un arbre ou à procurer de l’eau potable en Afrique. Je dois quand même avouer que j'ai été agréablement surprise en enfilant des Toms dans un Urban Outfitters (ben oui, il faut bien que je teste pour l'objectivité de cette article!) car elles sont très confortables, on croirait porter des chaussons. Alors, pour vous, les Toms, "it-espadrilles" humanitaires ou fashion faux-pas

mercredi 9 mai 2012

L'image du jour: Avant-après floral

Ce matin, en remontant vers Union Square, dans le quartier de la New York University, je suis tombée sur ce magnifique cerisier que j'avais vu fin mars en pleine floraison. Il se déploie dans le petit jardin qui jouxte la Grace Church of New York, sur Broadway, au niveau de la 10ème rue. L'occasion de vous montrer un joli avant-après. Alors, quelle est votre préférence?


Shopping intimiste dans East Village



Détrompez-vous, le shopping à NYC ne se résume pas au carré sacré Central Park Sud/5ème Avenue pour les grands magasins chics comme Tiffany's, Bergdorf Goodman, Saks ainsi que pour les antres parfumés à touristes Abercrombie & Fitch/Hollister, à la 34 ème rue pour les enseignes plus démocratiques et le grand magasin Macy's, à Broadway/Lafayette pour les chaussures Converse et les jeans Levis à prix plancher ou encore aux petites boutiques branchées (mais hors de prix) de SoHo, de West Village et du Meatpacking District. Lors d'une virée shopping entre blogueuses dans East Village, nous sommes tombées dans la 9ème rue (entre l'Avenue A et 2nd Avenue) sur des dizaines de petites boutiques à l'ambiance vintage et intimiste remplies de pièces de créateurs et de collections de bijoux à se damner. Dans mon trio de tête, c'est très simple et très pratique car mes trois boutiques préférées sont voisines et tiennent dans un mouchoir de poche. Elles se nomment coquètement Dusty ButtonsCloakanddaggernyc et Pink Olive. Les deux premières proposent des collections de vêtements en plein dans le style de Serena, héroïne de Gossip Girl, la série fétiche new-yorkaise (pour ceux qui ne connaissent pas le look de la starlette, cliquez ici), la dernière est le paradis des cadeaux pour bébés et enfants et de la décoration d'intérieur, son slogan: "des cadeaux fantasques pour le bonheur et la maison", le ton est donné. Je vous laisse découvrir de visu les petites merveilles que l'on peut dénicher dans ces petites adresses fashion:
Pink Olive.

Côté déco, même si, comme pour les puces de Williamsburg, je sais pertinemment bien que c'est juste pour le plaisir des yeux car aucun objet ne rentrera jamais dans les valises au retour (on va finir par louer un container si ça continue!), je n'ai pu m'empêcher d'aller faire un tour dans la caverne d'Ali Baba de l'enseigne The Upper Rust:
Et après avoir craqué sur un petit bijou fantaisie ou une petite robe estivale, des bars à vin et des restaurants cosy sont intercalés ci et là entre les boutiques pour sustenter les shoppeuses affamées et assoiffées. Nos estomacs n'ont ainsi pas pu résister à un délicieux burger de viande "grass fed" (comprenez que l'animal a été "nourri à l'herbe", grosse tendance des hipsters) chez Whiteman accompagné d'un verre de vin et de kale frite, le nouveau légume qui fait fureur ici. Pour siroter un petit Syrah ou un Cabernet Sauvignon, les bars The Immigrant ou Mud sont tous les deux très accueillants également, des adresses à tester lors d'une prochaine virée dans cette rue adjacente au autrefois mal famé Thompkins Square qui marque le début de la redoutée Alphabet City peuplée il y a 20 ans de junkies et de homeless. Rassurez-vous, le quartier a bien changé!


PS: Cette shopping list n'est certainement pas exhaustive, d'autres boutiques vous ouvrent grand leurs portes et croyez-moi, les vendeuses y sont toutes charmantes, alors, n'hésitez pas, dans la même 9ème rue, à pousser la porte de TuttiTrendy, d'Elliot Mann, de pinkyottoThinkClosetDuoDéjàVuMegChange of Season ou encore de Fabulous Janny's,...Vous voilà bien informés et si l'East Village est trop loin, il reste toujours les boutiques en ligne, bon shopping!
pinkyotto.
Découvrez la rue ici:

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