mercredi 29 août 2012

A la découverte du L.A architectural


A pieds dans L.A? Mais elle est folle, celle-là!
Je vous avais prévenus, je suis rentrée en Belgique mais j'ai encore plein de choses à vous raconter sur notre séjour à NYC et sur notre roadtrip estival sur la côte ouest. Aujourd'hui, j'ai envie de vous faire partager mes impressions sur Los Angeles, L.A pour les intimes, une ville de tous les extrêmes et de toutes les démesures. Dans cette ville mythique, la voiture est obligatoire, seuls les plus démunis non motorisés utilisent les transports en commun, il faut plus de 4 heures pour traverser toute la ville en bus, les distances à pieds sont immenses. On était donc bien contents d'avoir gardé notre cabriolet pour ces 3 jours passés dans la Cité des Anges car on a bouffé des miles et des miles sur Sunset, Santa Monica et Hollywood Boulevard ainsi que sur notre route préférée: la légendaire Mulholland Drive qui surplombe toute la ville et où vivent de nombreuses célébrités (je vous invite à consulter la liste suivante pour savoir où vit, par exemple, George Clooney). Cette ville, bien plus que Chicago et San Francisco, est totalement à l'opposé de New York, elle s'étend sur des dizaines de kilomètres, toute en horizontalité, elle n'a pas vraiment de centre névralgique mais se compose plutôt d'une foule de petites villes accolées les unes aux autres, on passe ainsi des hauteurs de Silver Lake aux chic quartiers de Beverly Hills, à la plage populaire de Venice Beach. Vu qu'il y a beaucoup trop de matière, je vous propose de découvrir dans ce premier post mes coups de coeur architecturaux, ils sont nombreux.
Panorama sur la ville du haut de Hollywood Hills.
Voiture ordinaire sur Mulholland Drive.
Nous avons été fortement séduits par l'architecture des maisons du quartier de Silver Lake où nous logions dans un très chouette appartement dégoté lui aussi sur le site AirBnB. La splendide maison de l'architecte Richard Neutra, l'un des architectes les plus importants du modernisme ayant travaillé notamment avec Frank Lloyd Wright, était ouverte au public lors de notre passage et nous avons eu droit à une petite visite guidée. Après avoir découvert la Robie House de Frank Lloyd Wright à Chicago, on était comblés.

Richard Neutra's Research House II.
Les limites entre l'intérieur et l'extérieur de la maison
sont presque invisibles.
En faisant un petit tour à pieds dans le quartier de Silver Lake, on peut y admirer d'autres maisons très intéressantes au niveau architectural.
Maison réalisée par le fils de Frank Lloyd Wright.
Neutra Place, réalisations des élèves de Richard Neutra.
Autre gros coup de coeur architectural, l'époustouflant Getty Center, un campus culturel et de recherche composé de six bâtiments construit selon son architecte Richard Meier comme "un village italien dans les collines". Il a été fondé par le milliardaire du même nom, Jean Paul Getty qui a fait fortune dans le pétrole (un rien mégalo le gars!). Et c'est vrai qu'il en jette ce musée avec ses grosses pierres originaires d'Italie, ses pelouses manucurées, ses collections de sculptures, ses jardins fleuris reposants et surtout sa vue plongeante sur toute la ville. Du côté des collections d'art, je tiens à vous informer avec une certaine fierté non dissimulé qu'un immense James Ensor capte l'attention des visiteurs.

Le musée est accessible via un funiculaire du haut duquel on a une vue vertigineuse sur les impressionnantes autoroutes à 5 bandes, qui sont d'ailleurs assez flippantes pour le conducteur européen qui n'y est pas habitué.


Pour clôturer ce premier post consacré à l'architecture de L.A, je vous emmène maintenant Downtown, au Walt Disney Concert Hall, réalisé par Frank Gehry, eh oui, encore lui! Là aussi, on en a pris plein les mirettes en nous baladant, audioguide à l'oreille, dans cet immense et flamboyant complexe de spectacles tout en courbes qui héberge l'orchestre philharmonique de L.A. 


Assez d'émotions pour aujourd'hui! Je vous parlerai prochainement d'autres aspects, parfois moins reluisants, de la Cité des Anges...Allez, une dernière info pour la route: dans le coin du Walt Disney Concert Hall, il n'y a vraiment pas beaucoup de restaurants, on a abouti un peu par hasard à la cafète d'une court de justice de la ville (merci Yelp!). On en a profité pour visiter les couloirs où sont alignées tous les petits tribunaux, s'imaginant les tragédies et les histoires louches de gangs qui doivent s'y tramer, une ambiance comme dans les films! 


Mais la toute bonne surprise, ce n'était pas la bouffe de cantine qu'on y a mangé mais bien la vue plongeante sur le Walt Disney Concert Hall et le panorama sur tout le centre de LA du haut la terrasse surannée de la cafète, quasi déserte:


Visualisez plus de photos du Getty Center sur le blog Bazaraudiovisuel.

mardi 28 août 2012

Retour au plat pays qui est le mien

On s'y préparait depuis quelques jours, voire quelques semaines dans notre petite tête, le retour en Belgique approchait à grands pas...Mercredi passé, le jour du départ est arrivé. Nous  étions à la fois tristes de quitter cette ville qui nous a tant fait vibrer et à la fois heureux et excités de retrouver notre plat pays. Aux Etats-Unis, on utiliserait l'expression "mixed feelings" et je la trouve juste parfaite pour décrire notre état d'esprit au moment de notre départ. Après avoir hélé une dernière fois un taxi jaune, on a enfourné nos 8 bagages (!) dans son grand coffre (heureusement, c'était un break) en se répétant "ça passera jamais au check in, ça passera jamais au check in!". On a roulé une dernière fois dans le quartier de la Columbia University, traversé la 125ème rue d'Harlem en imprimant ces dernières visions colorées de NYC sur notre rétine et on est arrivé au terminal 7 de JFK Airport pour prendre notre vol NY->Reykjavik->Bruxelles. Là, on a stressé comme des malades en faisant la file pour l'enregistrement des valises. La compagnie Icelandair stipulait clairement sur son site qu'on avait droit à 2 bagages de 23 kilos par personne. C'était déjà génial car sur la majorité des autres vols, 1 seul bagage de 23 kilos est autorisé en soute et il y a des frais à payer (jusqu'à 120 dollars) pour les valises supplémentaires. Après une année à NYC où tout est quasiment 30 pour cent plus cher qu'en Belgique, on se passe bien de ce genre de frais en fin de séjour. J'ai donc prié le Petit Jésus, croisé très forts tous mes doigts pendant qu'on faisait la file. A ma grande inquiétude, les autres personnes autour de nous n'avaient aucune grosse valise. Je me suis rassurée en me disant que quand on va faire un trek dans les volcans icelandais, on a pas besoin d'un gros sac à dos, juste le minimum, pas comme quand on revient d'une petite année aux Etats-Unis et qu'on a acheté plein (beaucoup trop) de vêtements, de chaussures, de livres et d'appareils électroniques. Arrivés devant le comptoir d'enregistrement, j'ai encore prié pour que ce soit la jeune dame souriante qui crie next plutôt que celle à lunettes juste à côté qui paraissait grincheuse. Houra, c'est elle qui nous a appelés! Vint alors la pesée tant redoutée des sacs, mon coeur battait la chamade comme avant un examen de linguistique anglaise. Alors, passera, passera pas !?


Premier sac à dos: 22,8 kilos: ouf! Deuxième sac à dos: 20,6 kilos, Miracle! Mon énorme valise rouge: 25,5 kilos, aie aie, là, l'employée Icelandair a commencé à froncer les sourcils. Dernier sac bleu: 27 kilos !!! Là, on s'est dit que c'était foutu, qu'on allait devoir se résigner à douiller pour tous ces kilos supplémentaires. A ce moment, à notre grande surprise, l'employée a lâché un "It's ok!" libérateur, a accolé une grosse étiquette rouge heavy sur les sacs en surpoids et nous a refilé nos billets de vol. Sentiment de soulagement intense. Ah oui, j'oublie de vous dire que j'avais préalablement dissimulé deux petites valises de cabines de 12 kilos chacune en dessous du comptoir (alors que seulement 10 kilos étaient autorisés) ainsi que nos deux sacs à dos de 6 kilos chacun à mes pieds. En résumé, vive Icelandair (en plus, la compagnie fait de super promos pour le moment sur les vols Bruxelles=>Reykjavik)! Mais ne vous emballez quand même pas trop car je pense que cela dépend aussi de la personne plus ou moins conciliante sur laquelle vous tombez à l'enregistrement des valises...
 
En attendant l'embarquement, NYC nous a offert un dernier coucher de soleil flamboyant dont elle a le secret. Après avoir passé 5 heures dans l'avion jusque Reykjavik, attendu une petite heure en transit et somnolé 3 heures jusque Bruxelles, on a enfin atterri. Surprise! A l'arrivée, nous avons été accueillis par nos parents et deux amis, on ne s'y attendait pas et l'émotion était au RDV, surtout quand l'amie en question devait accoucher 4 jours plus tard et que nous ne pensions la voir qu'à la maternité (bienvenue en passant à la petite Zoé!)! Il ne restait plus qu'une demi-heure d'autoroute pour enfin arriver à notre Home Sweet Home. On a ainsi retrouvé notre chère famille, nos fidèles amis, nos tendres chats, notre immense maison pleine de lumière comparée au studio de 40 mètres carrés new-yorkais tout sombre, notre immense lit super confortable, notre paisible jardin,...Je me suis empressée de faire tourner ma machine à laver supersonic qui rend les vêtements tout doux et bien propres (pas comme le vieux tambour du basement lugubre de NYC). Que de bonheur après cette petite année passée dans une ville fabuleuse mais aussi cette jungle urbaine fatigante et parfois agressive. 11 mois qui ont passé à la vitesse de la lumière. Mais ne vous inquiétez pas, ce post ne marque pas la fin de Little Caro in Big Apple, enfin, pas tout de suite du moins. Je ne suis plus physiquement à New York mais j'ai encore une foule de choses à vous raconter. L'aventure continue virtuellement, keep in touch! :-)

PS: Nouveau, tout chaud sur le site: une nouvelle carte interactive pleine de souvenirs:


View Mon NYC in a larger map

mardi 21 août 2012

Les cheveux au vent on my way to L.A


Une petite année sans rouler en voiture, ça laisse des traces, ça donne envie de foncer en cabriolet sur les routes de Californie! Voilà comment je me suis retrouvée à me la jouer "les cheveux au vent" à bord d'une spider Mitsubishi Eclipse. Nous avons parcouru les quelque 1000 kilomètres qui séparent San Francisco de Los Angeles à bord de ce sexy petit bolide. En chemin, les découvertes et les émerveillements étaient multiples. Au Monterey Aquarium, tout d'abord, on en a pris plein les mirettes en admirant un immense poulpe, des méduses hypnotisantes, des loutres fainéantes, de mystérieux hypocampes,...
Saviez-vous que c'est l'hypocampe mâle qui accouche? Étonnant!
Les paysages de la mythique California State Road 1 sont magnifiques:
 
Colonie de Sea Lions.
Les plages de Santa Cruz, Carmen, Santa Barbara ou d'Avila Beach sont comme dans les films:
 
Avila Beach.
Tout comme la petite maison dans laquelle on a dormi lors de notre étape à San Luis Obispo, une little box située dans un quartier modeste digne d'un épisode de Breaking Bad (chambre réservée également via Airbnb): 


L'intérieur des terres du côté de San Luis Obispo vaut un petit détour : 
Ainsi, qu'un peu plus loin, les bords du lac Cachuma:
Découvrez plus de photos de la Côte californienne sur le blog Bazaraudiovisuel. Prochaine et dernière étape du voyage: Los Angeles.