samedi 28 décembre 2013

Birth-Day, l'Expo photo


Copyright: Lieve Blancquaert
Hier fut un grand jour, celui de ma première vraie escapade sans Eva. Au programme: brunch papote entre filles (au Pain Quotidien, miam!) et petite expo à la capitale. Je me languissais depuis un moment de cet après-midi de liberté, j'en ai ainsi profité pour voir l'expo Birth-Day avant qu'elle ne ferme ses portes début janvier. Elle réunit les sublimes clichés de la photographe Lieve Blancquaert. Pendant deux ans, cette journaliste belge a parcouru les maternités des 4 coins du monde (14 lieux en tout), d'Israël à la Sibérie, de Shanghai à Rio de Janeiro, à la rencontre de mères en train d’accoucher, elle en a ramené des photos d'une beauté brute et aux couleurs chamarrées d'une intense sensibilité. Une expo bien de circonstances qui ne m'aurait peut-être pas interpelée en tant que "nullipare" (c'est le terme un peu barbare pour qualifier les femmes qui n'ont jamais accouché, à l'opposé de "primipares" et "multipares"). 
Copyright: Lieve Blancquaert.

 D'une maternité 5 étoiles de Koweït City, on passe à celle d'un hôpital indien aux conditions sanitaires déplorables, de quoi relativiser les accouchements parfois trop aseptisés de nos hôpitaux occidentaux. A Bruxelles, dans le quartier défavorisé des Marolles, la photographe nous montre aussi qu'il ne faut pas aller très loin pour trouver des mères dans le désarroi et la précarité. Ces photos de nouveaux-nés issus de toutes les cultures et de toutes les religions feront certainement couler quelques larmes d'émotion aux yeux des (futures) mamans (j'ai d'ailleurs croisé 2-3 femmes au ventre rond et quelques Maxi-Cosi). Perso, deux mois après avoir accouché, j'en ai eu la gorge nouée en les regardant. L'expo est agrémentée de la projection de la série télévisée que Lieve Blancquaert a tournée dans les différentes maternités qu'elle a visitées, ils dévoilent l'envers du décor de sa quête photographique (comme la présence de dizaine de chats errants dans une clinique indienne) ainsi que les relations qu'elle a tissées avec les familles des femmes accouchées et leur bébé. Avant de vous dévoiler quelques photos, je clos ce post avec ce petit conte que j'ai trouvé très touchant:
 
"L’enfant dans les entrailles est omniscient. Il sait d’où il vient et vers où il va, pourquoi il est ici et ce qu’il deviendra. Il sait qui sont ses parents et qui ils ont été. Il possède le savoir ultime. Au moment de la naissance, l’enfant reçoit cependant la visite d’un ange. Celui-ci pose son index sur les lèvres du nouveau-né. Dès cet instant, l’enfant oublie tout et doit recommencer à zéro. L’empreinte de l’ange : c’est pour cela que nous avons cette petite rigole entre le nez et les lèvres."  Esther, mère israélienne qui vient d’accoucher

Copyright: Ca.L
Copyright: Lieve Blancquaert.
Copyright: Lieve Blancquaert.
 
Copyright: Lieve Blancquaert.
 
Copyright: Lieve Blancquaert

Ah, Ah, Eva, voilà ce qui t'attend pour ton baptême! :)
 
L'exposition Birth-Day se tient à l'Espace Culturel ING, place royale 6, Bruxelles jusqu'au 5 janvier. Plus d'infos: http://www.birth-day.be. Toutes les photos de l'expo sont réunies dans ce très beau livre. Voici un extrait de la série télévisée:

lundi 23 décembre 2013

Sablés de Noël au thé pour jeune maman pressée

 
Ma fille fait des micro-siestes de chat en journée (tiens donc, serait-ce un signe?) alors, quand elle somnole les poings fermés, il s'agit de prioritiser mes tâches ménagères afin de bien rentabiliser le temps libre imparti (et non, relever son fil d'actu FB et blogger ne font pas vraiment partie de la to do list prioritaire), d'où l'importance d'être multitâches pour enchaîner lessive, vaisselle, paperasse, douche, repas,...et encore, j'ai un mari très efficace à la maison. Moi qui adore tester de nouvelles recettes de pâtisserie, je n'ai plus beaucoup de temps pour m'y mettre, du coup, le critère de choix pour réaliser un dessert se base sur son temps de réalisation, pas plus de 30 minutes montre en main, ce qui laisse peu de place aux préparations culinaires sophistiquées, comme des macarons à la ganache chocolat basilic ou un bavarois aux fruits des bois monté sur deux étages. De toutes façons, préparer des macarons, c'est beaucoup trop casse-tête et je n'ai pas (encore) de super robot KitchenAid, vous voyez, ce mastodonte chromé trônant fièrement dans toutes les cuisines américaines et qui monte les œufs en neige à la vitesse vv prime, un ustensile d'ailleurs indispensable à toute pâtissière qui se respecte (ouh, ouh, Père Noël, je le rajoute sur ma wishlist!). Alors, quand j'ai découvert le dossier d'Hellocoton (la plateforme communautaire de blogs féminins) sur les biscuits de Noël, une envie irrépressible de tester une de ces recettes est montée en moi, surtout quand je suis tombée sur ces sablés au thé de Noël, qui, une fois joliment emballés, font de chouettes petites attentions home made à offrir à ses proches, plus touchant qu'un bon Fnac, non? 
Je n'ai donc pas hésité ce dimanche matin pendant qu'Eva dormait pour m'atteler à la confection de ces petits biscuits de saison, l'œil rivé sur la pendule et l'oreille accrochée au baby phone, et c'était moins une, car j'avais à peine mis la pâte à reposer dans le frigo que mademoiselle se réveillait (et y'avait encore toute la vaisselle à faire, je vous raconte pas le champ de bataille dans la cuisine). Je suis passée à la deuxième étape, la découpe de la pâte et la cuisson, dans l'après-midi pendant la sieste de la petiote. Même si les sablés de ma première fournée ont une forme un peu grossière - je dois encore améliorer ma technique de découpe à l'emporte-pièce - je peux vous dire que le goût y est (et n'est-ce pas le plus important selon la célèbre blogueuse culinaire Mercotte?), ils sont fondants à souhait et délicatement parfumés au thé. J'ai utilisé du thé Earl Grey Impérial de la maison Mariage Frères pour la moitié des biscuits et du thé de Noël pour l'autre, ce dernier leur donne un peu plus de goût, grâce notamment à la cannelle qu'il contient. La pâte devant reposer quelques heures au frais, cette recette s'est révélée parfaite pour mon emploi du temps chaotique. Je la conseille donc aux jeunes mamans qui, avec un minimum d'organisation et sans (trop) de précipitation, devraient arriver à produire une vingtaine de délicieux biscuits avant que bébé ne réclame à boire (ou à être changé, câliné, mouché, bercé, lavé, promené,...).
 
Bon appétit et encore Joyeux Noël!
 

Pour retrouver toutes les recettes de biscuits de Noël, surfez sur HellocotonCelle des shortbreads au lemoncurd me fait aussi bien saliver, ce sera pour une prochaine fournée...

lundi 16 décembre 2013

La liste de mes envies

L
Non, je ne vais pas vous parler aujourd'hui du très beau roman de Grégoire Delacourt, dont je vous recommande d'ailleurs chaudement la  lecture, mais bien de la (modeste) liste de mes envies, le marronnier de cette fin d'année. Noël arrive en effet à grands pas, et pour l'occasion, je me suis pliée au jeu de la traditionnelle wishlist pour L'Express Styles, le site lifestyle français qui m'avait interviewée pour sa rubrique des Top Blogs Évasion. Mot d'ordre: donner deux idées de cadeau: celui de mes rêves sans limite de prix et un second plus abordable, vous constaterez que j'ai été plutôt raisonnable...à y réfléchir maintenant, j'aurais pu proposer une véritable folie comme un magnifique duplex sur Central Park avec salle de fitness et piscine panoramique sur le toit agrémenté des services quotidiens d'un personnel coach (grand et musclé SVP) pour me remettre en condition après l'accouchement, même si, au final, je ne me porte pas trop mal (je n'ai jamais perdu 10 kilos si rapidement!). Découvrez ma wishlist avec celles d'autres blogueurs et ci-dessous, une petite sélection de toutes mes envies cadeau, eh! vous ne pensiez quand même pas que j'allais me contenter d'une valise et d'un bouquin!

1 Trop fan de la marque canadienne de vêtements de yoga Lululemon (quand arrive-t-elle en Europe!?), je me vois bien m'emmitoufler cet hiver dans cette parka trop cocoon pour affronter le froid le matin sur le quai de la gare:

2 Pour reprendre avec élégance et confort la nouvelle saison tennistique, j'ai flashé sur ces baskets Adidas by Stella McCartney au ton pastel et au design aérien: 
3 Dommage que la box L'Envouthé ne soit pas encore livrable en Belgique, cela ne saurait d'ailleurs tarder, tous les mois, découvrir dans ma boîte aux lettres une sélection de thés raffinés, trop le pied! Cette box surprise couplée à un abonnement mensuel à un écrin de chocolats Marcolini, ferait de moi la plus comblée des gourmandes:
4 J'adore faire des expériences en pâtisserie (cliquez ici pour voir mes réalisations variées), je n'ai découvert l'émission Le Meilleur Pâtissier d'M6 que récemment (ben oui, faut bien passer le temps en allaitant). Pour réaliser les recettes préférées des candidats du télé-crochet, je me plonge dans ce livre:
5 Etre maman signifie vivre des nuits en pointillé, et au saut du lit, se retrouver face à un zombie dans le miroir (surtout passé la trentaine!). Pour réparer les dégâts causés par les nuits trop courtes, ce soin régénérant aux extraits de magnolia de la marque de cosmétique Korres (et, sincèrement, merci à tous ceux qui me disent encore que j'ai bonne mine!):
6 Dans le même trip bien-être, je rêverais d'une journée relaxante hors du temps et d'un massage aux effluves envoûtantes au Spa Cinq Mondes du Dolce La Hulpe
7 Cette poussette à trois roues tout terrain serait parfaite pour reprendre mon jogging avec Eva et faire de longues randos familiales dans les bois:
8 Cela fait un bout de temps que je lorgne ce Fatboy outdoor tout confort, du plus bel effet en été pour prendre le soleil sur la terrasse ou dans le jardin, à l'ombre du cerisier:
9 J'ai pris goût au yoga grâce à mes cours de yoga prénatal, ce tapis ("mat" dans le jargon new-yorkais) est une pure folie (189 euros tout de même!), en soie, il est magnifiquement brodé et diffuse des effluves de lavande à chaque changement de position, de quoi littéralement respirer la sérénité:
10 Et pourquoi pas, booker quelques miles aériens avec la compagnie Brussels Airlines (en business class of course!) pour traverser l'Atlantique et aller faire coucou aux potes le temps d'un long weekend, s'enfiler de délicieux cocktails en refaisant le monde avant de s'en mettre plein la panse dans un de ces restaurants qu'on ne trouve qu'à NYC?

Et vous, c'est quoi vos idées cadeaux les plus folles ou les plus réalistes?

Merry Xmas! 

mardi 10 décembre 2013

Haute chocolaterie addict

Les 6 semaines qui suivent un accouchement, qu'il ait été pénible ou qu'il se soit très bien déroulé, sont considérées comme une période de convalescence. Et qu'est ce qu'on offre à une personne en rémission ? Des fleurs ou du chocolat, bien sûr! Car si le nouveau-né croule sous les doudous, bodys et autres mobiles colorés, n'oublions pas la maman! J'aime beaucoup les bouquets mais comme le disait si justement le Grand Brel, "les fleurs, c'est périssable" et les fleurs fanées ont la fâcheuse tendance à déprimer Benja, il faut dire que j'essaie toujours de faire durer les bouquets le plus longtemps possible avant de les jeter, alors imaginez l'état de fraîcheur des fleurs quand elles trônent parfois plus de deux semaines sur la table du salon...
Autre option cadeau: du chocolat, une denrée tout aussi périssable me direz-vous mais dont on profite d'une autre façon! Le bon chocolat, c'est mon petit pêché mignon! Et je me permets de souligner l'adjectif bon car il existe les pires infamies en la matière. Le chocolat de qualité m'avait d'ailleurs tellement manqué à NYC qu'à chaque visite de compatriotes, je passais ma petite commande de tablettes Côte d'Or et de bâtons pralinés Galler, quasiment introuvables aux States. Je suis donc chocolat addict mais, attention, pas de n'importe quel type de chocolat! Mon préféré, c'est celui du chocolatier belge Marcolini, (oui, j'avoue, comme pour le thé, j'ai un peu des goûts de luxe...). Il s'agit là de haute chocolaterie aux saveurs originales et sophistiquées, ses pralinettes, de véritables petits bijoux, se dégustent avec parcimonie, vu leur raffinement et leur prix  (environ 20 euros la boîte d'une trentaine de mini chocolats), je n'en mange d'ailleurs que deux par jour pour faire durer le plaisir, les savourant à chaque bouchée tel un moment suspendu de grande dégustation. Mes arômes favoris sont plutôt fruités: thé earl grey, violette avec éclats de framboise, rose lait ou encore thym & orange. Marcolini nous fait aussi voyager d'Equateur au Venezuela avec ses différentes fèves de cacao rapportėes de ces pays exotiques.
Dans la vaste gamme, on trouve aussi les 16 palets fins, tout un régal! Le carré caramel miel et celui au gingembre sont assez surprenants. Le petit plus, ce sont les magnifiques écrins noirs dans lesquels sont présentés les chocolats, je n'arrive pas non plus à les jeter et je leur donne une seconde vie en y rangeant ma paperasse et mes bijoux fantaisie.
Et pas besoin de venir se ravitailler en Belgique à la magnifique boutique du Sablon ou dans les autres points de vente belges (Liège, Anvers, Knokke,...), Marcolini s'est installé a Paris ainsi qu'au Japon où il récolte un succès fou! De plus, toute la collection de tablettes carrées et de grands crus chocolatés est désormais disponible en ligne, les livraisons se font partout en Europe dans un conditionnement spécialement étudié pour garder les créations à la bonne température afin qu'elles conservent toutes leurs propriétés : olfactives, gustatives et esthétiques. Pour Noël, la maison belge réserve plein de surprises gourmandes, dont ces sublimes bonhommes de neige, tellement beaux (et onéreux à - gloups! - 125 euros la pièce montée), mmmmh, il est temps de passer commande!

lundi 2 décembre 2013

Pas si dur d'être bébé à New York

copyright: Stroller Strides®
Avant de vous passionner avec mes (més)aventures de jeune maman (angoissée, émue, euphorique, débordée, privée de sommeil,...biffez les mentions inutiles), j'avais envie de vous faire part de mes découvertes dans l'univers new-yorkais des bébés, univers qui m'était à l'époque encore totalement inconnu. Pour être honnête avec vous, en voyant des mamans déclencher les portiques d'alarme du subway avec leur buggy - la seule façon d'accéder au quai - et se frayer un chemin dans une rame blindée, je me disais en moi-même: "pfiou, qu'est ce que ça doit être la galère de brinquebaler un bébé dans cette ville!". Le rythme infernal de NY, ses appartements riquiquis, ses day-care (crêches) et écoles privées aux prix exorbitants, sa chaleur insupportable en été et ses hivers rudes...toutes ces conditions ne paraissent, à première vue, pas vraiment idéales pour les touts petits et pourtant, en y prêtant plus attention, les mamans et leur progéniture  s'y éclatent de 1000 façons ! Il faut dire que baby et mummy représentent un business très rentable, dans tous les domaines. Commençons par les layettes, bébé a l'embarras du choix pour s'habiller. Chez Gap Baby, par exemple, les petits ensembles sont trognons, surtout pour les petites filles, dommage que l'enseigne n'existe pas (encore?) en Belgique!
Idem chez Brooklyn Industries qui propose quelques bodys rigolos et des petits pulls à capuche à inscriptions trop cool, lors de notre séjour en mai dernier, on a d'ailleurs ramené à Eva le body ci-dessous en taille 6 mois et je me dis maintenant que j'aurais du prendre une taille plus petite car j'ai déjà trop envie de lui enfiler!
Brooklyn Industries
Gros coup de cœur également pour le label Cat Fish Design et ses petits juste-au-corps 100% en coton bio aux dessins et inscriptions originales.
Même le célèbre restaurant Shake Shack édite des body pour les petits!
Sur Madison Avenue, on tape dans le (très) haut de gamme avec des boutiques pour enfants comme dans les contes de fée, comptez un bon 220 dollars pour une magnifique robe du dimanche (ou de tous les jours) assorties aux ballerines en cuir véritable taille 1 mois à 120 dollars, car c'est bien connu, quand on aime, on ne compte pas, surtout dans ce coin huppé de l'Upper East Side! Dans la même rue, on trouve aussi la marque française Bonpoint, le summum du snobisme en vêtements et accessoires pour enfants sans parler des collections Baby Dior ou Burberry dans le grand magasin Bloomingdales de la 59th rue. Nettement plus abordable, j'aime beaucoup, Pink Olive, boutique de East Village assez hétéroclite ou l'on trouve des objets de déco, des cartes de vœux et plein d'autres gadgets sympas, pour plus de photos, lisez mon post sur le shopping dans ce quartier. Vous vous souvenez de la mode des TOMS, ces espadrilles qui grouillaient dans les rues new-yorkaises à l'été 2012? j'en avais parlé dans cet article, eh bien, la marque édite aussi des mini TOMS! Voici les premières shoes d'Eva, reçues en droite ligne de la Grosse Pomme, trop la frime!
Les restaurants baby et kid friendly sont par contre un peu plus rares à trouver, dans la plupart des établissements, le serveur vous regarde souvent avec un sourire un peu crispé quand vous débarquez avec un landeau qui occupe la place de deux convives - pas bon pour le chiffre d'affaires ça! - et un bébé qui - c'est certain - va brailler tout le repas...Les jolies têtes blondes pourront plutôt s'en donner à cœur joie chez 16 Handles, la chaine qui vend du frozen yogurt en self service, ils pourront y composer leur dessert glacé parmi 16 goûts différents et le décorer de topping varié, inutile de vous préciser qu'à la fin de la journée, il y a plus de frozen yogurt sur les murs et de M&M's sur le sol que dans les petits pots des bambins! Dans l'Upper West Side, on trouve aussi le diner BigDaddy's qui amuse les enfants avec ses menus fun et son décor acidulé. La période de Noël qui vient de commencer réserve d'ailleurs son lot de joyeusetés aux petits et grands: illuminations féériques, vitrines magiques, sapins de Noël majestueux...mais même en temps normal, les activités pour bébés sont nombreuses, elles vont des séances de yoga et de pilates au cours de rock ou de DJ pour les mini-hipsters, activités qu'on nommerait plus classiquement "éveil musical" dans nos contrées, avec de bonnes vieilles mélodies de Mozart ou Bach...
bébé fait du yoga
Les mamans, de leur côté, ne sont pas en reste, elles participent, avec plus ou moins d'entrain entre deux tétées, à des séances de gym-poussette dans Central Park quand elles ne font pas le tour du Reservoir en baladant bébé dans un buggy tout terrain, tout cela évidemment pour retrouver au plus vite leur corps d'avant grossesse tout en rencontrant d'autres jeunes mamans (trop!) motivées.
copyright: Stroller Strides®
En Belgique aussi la mode des cours de remise en forme post-partum a débarqué et notamment au centre de fitness Aspria, un endroit couru des jeunes femmes d'expat's dans la capitale européenne et que j'ai eu l'opportunité de découvrir le temps d'un week-end (voir l'article ici). Alors, à quand des cours de gym-poussette au parc du Cinquantenaire ou, on peut toujours rêver, dans le magnifique parc arboré de mon village? Je saute déjà dans mes baskets, j'ai déjà trouvé mon personal coach, me manque juste la super poussette tout terrain à trois roues motrices!

dimanche 17 novembre 2013

Au pays d'Eva

 

Je vous présente les premiers petits camarades d'Eva.
Dans la vie, un projet en chasse un autre et voilà qu'un an après notre retour en Belgique, un nouveau grand challenge se présente à nous, que l'on pourrait voir comme un nouveau plan "d'expatriation" mais, cette fois, au pays totalement inconnu de la...parentalité, notre petite Eva a en effet pointé sa ronde frimousse ce 22 octobre! Je profite de cet heureux événement et de mon congé de maternité (que l'on devrait d'ailleurs plutôt qualifier de "travail de maternité") pour réfléchir à une autre orientation éditoriale pour ce blog sur lequel je publie depuis deux années, dont une passée au coeur de New York. Je ne compte pas arrêter complètement d'écrire sur cette plate-forme d'expression et de riches échanges, cependant, vu que je n'habite
plus cette ville, mon inspiration commence à se tarir et je n'ai pas envie d'alimenter à distance une nostalgie dissipée de cette expérience de vie outre-Atlantique. Je sens aujourd'hui et qu'il est temps de tourner la page. Il est pourtant impossible de faire le tour de tout ce que New York peut offrir à ses visiteurs, qu'ils s'y arrêtent pour quelques jours ou qu'ils s'y installent pour la vie.
 
















Je pourrais aussi vous expliquer la galère que représente l'éducation de marmots dans cette ville de tous les extrêmes, dans des appartements souvent étriqués aux loyers exorbitants et avec des frais de crèche et de scolarité à tomber dans les vapes en comparaison avec la quasi gratuité de l'école en Belgique (même chose pour l'unif' avec des minervaux s'élevant souvent à des dizaines de milliers de dollars), mais d'autres expats' le font bien mieux que moi. Je préfère maintenant laisser la parole aux blogueuses qui y sont installées (je vous invite à consulter ma blog rol à droite de cet article pour faire leur connaissance), elles seules captent le pouls de la Grosse Pomme au quotidien et tout ce qui s'y passe au fil des saisons en nous faisant voyager via leurs découvertes culinaires ou leurs escapades d'un weekend. Dans mes prochains posts (si je trouve le temps de m'y consacrer un minimum, c'est pas gagné d'avance!) je parlerai encore de cette ville gravée dans ma tête et dans mon cœur - et que je compte bien revoir que ce soit dans un an ou dans 10 - mais plus de façon systématique, je vous proposerai plutôt des billets d'humeur, des posts culinaires ou des revues littéraires ainsi que des comptes rendus d'escapades diverses, sans, je l'espère, (trop) tomber dans la catégorie de blog pour bébé/maman au foyer, bien que le risque soit grand vu que c'est actuellement mon full time job pour les prochains mois. Je perdrai sans doute des lecteurs en route - vu le très fort potentiel séduction de NYC comparé aux histoires d'états d'âme post-partum - restera connecté celui qui sera encore intéressé par mes babiages, quelle que soit la tournure qu'ils prendront...Alors, comme on dit, "stay tuned" pour une autre dimension spatio-temporelle, dans le pays passionnant et tout aussi déroutant de la maternité, défini par Andréa Buchanan dans son bouquin Mother Shock: Loving Every (Other) Minute of It comme un véritable choc culturel au même titre que l'installation dans un autre pays...tiens, tiens, des sentiments ambigus qui ne me sont pas si étrangers,...je vous en reparle dans un prochain post!

jeudi 10 octobre 2013

Revue de lectures automnales

C'est tout doucement la saison du cocooning, on s'emmitoufle dans sa petite laine et on savoure un bon roman bien au chaud. Mon but dans cette nouvelle revue littéraire n'est pas de vous proposer les dernières nouveautés de la rentrée (qui est d'ailleurs déjà un peu derrière nous) mais plutôt de vous présenter mes romans coups de cœur, certains sont récents et font ou ont fait le buzz récemment, d'autres datent de quelques années déjà...à vous de faire votre shopping selon vos affinités...

The Corrections (Les Corrections), Jonathan Franzen (2001)

Remuée que j'avais été par le prodigieux Freedom de Jonathan Franzen, je me suis attaquée à son premier chef-d'œuvre: Les Corrections. Ce roman au long fleuve est une grande fresque familiale, on y découvre les névroses, les actes manqués mais aussi les petites victoires du quotien d'Alfred, gagné petit a petit par la maladie de Parkinson et d'Enid, sa dévouée épouse. Leur progéniture, Denise, Gary et Chip, tous adultes (mais pas si vaccinés qu'ils n'en ont l'air) tentent chacun de réussir leur vie en gravitant autour du noyau central de la maison familiale de la petite ville de St Jude dans le Midwest américain. Ce que j'aime chez Franzen, c'est sa façon de rendre passionnantes les choses insignifiantes et parfois absurdes de la vie de tous les jours, il arrive à rendre ses personnages très attachants même si a priori on a aucune raison de s'y identifier. L'auteur s'envole lors de certains passages dans des délires à la limite du surréalisme, la structure de son roman navigue sans cesse entre un passé pas si lointain et le présent, son style cotoyant tantôt le désarroi, tantôt l'hilarité. Cette oeuvre est pour moi une véritable prouesse littéraire, une merveille d'écriture remplie de citations délicieuses qui marquent les esprits et qui pourraient à elles seules remplir un recueil entier. The Corrections n'a en tout cas pas volé son National Book Award en 2001! Les derniers chapitres se dégustent avec lenteur et une fois les 700 pages de la version poche tournées, on est presque triste d'avoir à quitter les différents protagonistes de cette famille américaine issue de la classe moyenne démocrate dont on a suivi l'enfance et le quotidien pendant quelques mois. Eux aussi font un peu partie de la famille maintenant...

La vérité sur l'affaire Harry Quebert, Joël Dicker (2012)

Voila bien LE best seller de cette année qui est sur toutes les lèvres, vu et lu dans le train ou à la plage par nombre de lecteurs de tous bords, et cela, malgré son format assez encombrant. Parents, amis et collègues m'avaient unanimement vanté ses mérites, je ne pouvais donc passer à côté même si je me méfie comme la peste de ce genre de livres à succès placé en tête de gondole au Carrefour Market, un peu comme avec un mauvais Guillaume Musso ou un Marc Levy de derrière les fagots. Ce roman est tombé à point après la lecture intensive des Corrections de Franzen, une œuvre assez prenante émotionnellement et dont le style demande à ce qu'on s'y accroche, surtout dans sa version anglaise. Au début pourtant, en commençant La Vérité, j'ai bien eu peur d'être tombée sur un médicocre ersatz combiné de Lolita de Nabokov et de Millenium de Lars Stiegen. Mais au fur et à mesure que j'avançais dans sa lecture, j'ai été bluffée! Cela faisait bien longtemps que je n'avais plus été scotchée de la sorte par un bouquin! L'histoire est remarquablement bien ficelée, cette brique de papier révélant rebondissement sur rebondissement m'a littéralement aimantée, fait rare, je l'ai finie en quelques jours à peine. J'émettrai quand même un gros bémol sur le style de son auteur, le Suisse Joel Dicker, dont l'écriture se révèle simpliste et jalonnée de nombreux lieux communs, de guimauveries et de répétitions inutiles. J'ai trouvé certains passages tellement niais et ridicules que je me suis même parfois demandée si le jeune auteur ne se foutait pas de son lecteur et qu'il ne fallait pas y voir un second degré un peu absurde ? Car avec des phrases clichées et neuneus comme celles-ci: "L'inspiration s'en était allée sans crier gare", ou "L'amour ça peut faire très mal" et "Elle avait mis le feu à son âme", y'a un peu de quoi se poser des questions sur le choix du jury de l'Académie française qui lui a décerné son Grand Prix du roman en 2012, d'autant plus quand le livre aborde les problèmes d'un écrivain en panne d'inspiration et dont l’obsession est de «devenir le meilleur, par tous les moyens, d’être le meilleur à tout prix», eh ben, là, c'est pas gagné d'avance! Certains critiques littéraires vont d'ailleurs même à se demander si Quebert n'a pas produit une "pâle resucée de "La Tache" de Philip Roth", mais pour moi la simple comparaison avec le génie littéraire américain est déjà de trop. Je m'étonne un peu moins, par contre, qu'il ait raflé le Goncourt des Lycéens, vu que son style doit plutôt bien plaire aux minettes en mal d'histoires d'amour. Par contre, sur la construction de son intrigue, je dis chapeau et je  donne un bon point ausi à la cover, qui n'est autre qu'un magnifique tableau de Hopper, l'un de mes peintres préférés et qui donne d'emblée une idée de l'atmosphère rendue par cette histoire criminelle d'amour meurtrie qui se passe dans le New Hampshire...De quoi me séduire complètement!

The Woods (Dans les bois), Harlan Coben (2007)
Si on fait abstraction de son style d'écriture assez banal, Harlan Coben est l'un des maîtres du thriller, comme celles de Mary Higgins Clarck, ses intrigues fonctionnent toujours à merveille. La trame de The Woods: lors d'un camp de vacances, quatre jeunes disparaissent dans des bois, on retrouve deux d'entre eux égorgés mais le mystère reste entier sur la destinée des deux autres...20 ans plus tard, le passé du procureur Copeland dont la soeur a disparu lors de cette nuit sanglante ressurgit, et avec lui, son amour de jeunesse Lucy. La principale tactique gagnante de Coben dans The Woods est de nous renvoyer à nos peurs primales, qui n'a en effet jamais eu peur lors d'un camp scout d'être lâché dans un bois sombre et aux bruits effrayants ? Le tout enrobé de meurtres non élucidés et de relations familiales et amoureuses tourmentées pour un cocktail détonant qui tient en haleine page après page. On en passerait presque des nuits blanches!

Et vous, c'est quoi vos lectures pour cet automne?

Pour d'autres idées de lecture, Consultez mes précédentes revues littéraires ICI et ICI

mercredi 2 octobre 2013

Run, Run, Runaway!


Quand je suis partie vivre à NYC, j'ai entendu pas mal de réactions du genre: "Tu vas manger que des saloperies avec la mal-bouffe qu'on sert là-bas!", ou encore "Les USA, c'est le pays des obèses, tu vas prendre 10 kilos!". Eh bien, non, malgré mes craintes du début, je n'ai pas pris 10 kilos pendant cette année outre-Atlantique car NYC est un endroit des Etats-Unis très particulier quand il s'agit de (bien) se nourrir. Tout d'abord, grâce à sa multiculturalité, on peut se concocter en peu de temps un véritable tour du monde culinaire et manger tour à tour japonais, mexicain, coréen, thaï, italien, français, indien, libanais,...Engloutir des sushis, des tacos, des ramen, des gros hamburgers ou des salades (plus ou moins) light, des smoothies, des frappuccinos, des frozen yogurt ou encore des gaufres de Liège (par exemple chez le belge Wafels and Dinges dont la réputation n'est plus à faire). La ville est renommée pour sa grande concentration d'excellents chefs coq (pour de super adresses, je vous conseille ce guide des restaurants à télécharger sur le blog Curiosités et Futilités). 
Les magasins de quartier, tout comme les Whole Foods ou les Fairway sont courus pour leurs rayons "organic" (bio) et "healthy" (sain). Ce ne sont pas les légumes et les fruits frais qui manquent: poireaux, carottes, poivrons, laitues sont rangés avec tellement de soin que cela en est un vrai régal aussi pour les yeux ! En gros, NYC, c'est la ville du bio et du bien-manger des States. Attention, on trouve aussi de la viande bourrée aux hormones et aux antibiotiques au rayon boucherie et les producteurs de lait se sentent même obligés de mentionner "sans antibiotiques/sans hormones" sur leurs bouteilles, il suffit d'être attentifs aux étiquettes, ce qui peut parfois se révéler être un véritable casse-tête. Bien sûr, on rencontre des obèses dans les rues mais ils sont plutôt en minorité. Et évidemment, si on ne se nourrit que d'hamburgers, de pizzas et de donuts à tous les repas, la balance va s'affoler...tout est une question d'équilibre et de bon sens. 
L'alléchant rayon légumes du Whole Foods Market.
Mais le secret minceur des New-Yorkais, c'est l'exercice physique, comme je vous l'ai déjà raconté, le sport fait partie intégrante de leur quotidien. Le choix est vaste dans les  nombreux centres de fitness ou sur les pelouses des parcs municipaux: pilates, yoga, base-ball, basket-ball, soccer,...On voit également de nombreux joggeurs. Les New-Yorkais courent par tous les temps, qu'il fasse 40 degrés à l'ombre, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, rien ne les rebute pour leur séance de jogging quotidienne qui leur permet de garder la ligne mais aussi de gérer le stress d'une vie urbaine lancée à du 200 à l'heure.
Vue sur l'Upper West Side du réservoir.
L'endroit le plus célèbre pour s'entraîner qui offre des vues magnifiques sur le Guggenheim et le San Remo, c'est la running track de 2,5 kms qui fait le tour du Kennedy Onassis Reservoir au cœur de Central Park, du nom de la première dame qui allait régulièrement y faire son footing. Si on calcule bien (pas mon fort) il faut donc 17 tours pour arriver à boucler un marathon! Mais faites attention, si vous désirez aller y courir en rond, il y a un sens giratoire obligatoire (dans le sens inverse des aiguilles d'une montre) et gare aux touristes qui marcheraient dans l'autre sens et qui gêneraient du coup les coureurs en sueur parfois obligés de zigzaguer entre les nids de poule par temps pluvieux! 
 
Niveau marketing, les enseignes spécialisées sont légions, on peut s'équiper chez Lululemon (mon magasin préféré, spécialisé aussi en tenue cocoon de yoga), Athleta  qui vend des petites jupes de course pour les joggeuses qui désirent rester élégantes dans l'effort, ou dans des enseignes beaucoup plus ciblées. Je vous le conseillais déjà dans mon post dédié au shopping, pour acquérir des baskets de course, montez plutôt à la 125ème rue à Harlem, chez Modell's ou chez Jazz, c'est là que vous trouverez des modèles jusqu'à 25% moins cher qu'à Times Square. En plus, les vendeurs black sont souvent très sympas. Exotisme garanti! De mon côté, pour mes séances de running auxquelles j'ai pris petit à petit goût (vive les endorphines!), j'ai porté mon dévolu sur une paire de Nike free, j'ai craqué sur ses couleurs flashy et j'ai de suite adopté cette sensation "pieds nus" qui offre le confort d'une pantoufle.
Pour la compèt', le Marathon de NYC qui a lieu chaque année début novembre est la grande messe des marathoniens du monde entier, y participer reste un rêve pour de nombreux joggeurs car les places sont limitées. Rien que de visualiser le parcours (ici) donne déjà des palpitations. La course débute sur Staten Island au début du  Verrazano Bridge, elle se poursuit dans Brooklyn, une partie du Queens, la traversée du magnifique Queensboro Bridge, la remontée de l'Upper East Side, un petit crochet par le sud du Bronx et, enfin, l'arrivée dans Central Park Sud après avoir descendu Harlem. Si vous ne faites pas partie des chanceux participants à ce mythique marathon, de nombreuses autres courses aux distances variées pour débutants comme confirmés, sont aussi planifiées tout au long de l'année. Même les magasins de running, comme Lululemon, en organisent! Niveau application de course, je vous conseille Endomondo ou encore Run Keeper afin de suivre l'évolution de vos performances. Côté musique, on s'envoie un bon Kanye West dans les oreilles! Alors, prêts? Courez!


jeudi 19 septembre 2013

Série Expert local (IV): Benja, du blog BazarAudiovisuel

Je voudrais aujourd'hui laisser la parole à celui sans qui cette année fantastique passée dans la "capitale du monde" n'aurait pas pu être possible, je veux bien sûr parler de mon cher et tendre mari, Benja, auteur, entre autres, du blog BazarAudiovisuel, mais aussi d'autres ouvrages socio-politico-ecologico-philosophiques beaucoup plus sérieux dont le contenu m'impressionnera toujours (pour rappel, on est venu à NYC pour que Benja puisse effectuer son post-doc à la Columbia University). Il s'est prêté au petit jeu de questions-réponses de l' (ex)-expert local, passionné de concerts et de festival de musiques dans des endroits parfois zarbis du fin fond de Brooklyn mais aussi amateur de photos un peu décalées de la Grosse Pomme...L'occasion pour moi de me replonger dans tous ses clichés pris au début à l'iPhone et sur la fin du séjour au réflex numérique et de me remémorer de très bons souvenirs au fil des mois...Je ne le remercierai jamais assez de m'avoir pris dans ses bagages dans cette ville de tous les possibles et de m'avoir permis de vivre outre-Atlantique une année merveilleuse de découvertes et de déconnexion totale! Allez, trêve de mièvrerie et de nostalgie maintenant, à lui le clavier!

1. Which neighborhood are you representing?
Upper West Side
2. Best place in the city to escape the city?
Central Park
3. Best place to discover a band before they go mainstream?
285 Kent Avenue (Williamsburg)
4. Best place to ogle over new artworks?
5. Best place to set sail to explore NYC’s waterways?
Staten Island ferry
6. Best NYC architectural gem?
The High Line

7. Best place to lend a hand, give an hour, or donate dollars to
Times Square subway station
8. Best bar for a specialty cocktail with 6 ingredients or more
The Narrows (Bushwick)
9. Best place to witness or participate in a spontaneous adventure
Any sport fields in Central Park
10. Best place to people watch
Washington and Tompkins Squares
11. Best place to get your creative juices flowing
The piers of Williamsburg
 
12. Best place you’d rather keep a secret (but will share just this once)
Redhook Brewery - not so secret though, Milk 'n Roses (Greenpoint)
 
13. Best place to get a taste of old New York
The Boom Boom Room (top of the Standard hotel, West Village), the speakeasies

15. Best brunch spot worth waiting around the block for
Roberta's (Bushwick)
16. Best place for fun on a zero budget
The Diamond (Greenpoint)
17. Best place to get a taste from your or your neighbor’s homeland
Waffles & Dinges for the food, Torst (Greenpoint) for the beers
18. Best meal under $10
Shake Shack