mercredi 27 février 2013

Mon top 5 des chats instagrammeurs

Dernièrement, je vous parlais de ces chats actifs sur le réseau de micro-blogging Twitter (dont mon chat BUBU deeply in love with la belle Matilda de l'Algonquin Hotel). Les félins sont vraiment une grosse tendance du web 2.0. Si je vous en parle sur ce blog, c'est parce que ces lolcats sont principalement anglo-saxons et font partie de cette folie animalière qui sévit outre-Atlantique. Je trouve d'ailleurs le montage ci-dessus très parlant pour montrer l'engouement qu'ils suscitent sur la Toile.Aujourd'hui, je vous présente mon top 5 des chats actifs sur Instagram, le réseau social surnommé le "Twitter de la photo" qui m'offre chaque matin des clichés trop mignons de chats originaires de tous les continents. Ma dose de tendresse poilue pour bien commencer la journée se compose des creatures suivantes:



Pudge est le chat que je trouve le plus mignon, avec sa petite bouille écrasée et sa "moustache". Ce félin a un petit air à la fois hautain et attendrissant qui me fait craquer. On le trouve sur Instagram sous le pseudo "pudgethecat", il compte plus de 30 000 abonnés!

2. Grumpy

Grumpy - "grognon" en anglais - est en même temps drôle et désolant. Sa particularité est de toujours avoir l'air de  bouder de par la morphologie de sa bouche tombante. La première fois qu'une photo de lui est apparue sur le Web, les internautes ont cru qu'il avait été photoshopé. Ses propriétaires ont alors posté une vidéo de l'animal prouvant le contraire. Ils assurent aussi que Grumpy n'a pas du tout un tempérament de gros bougon mais qu'il est plutôt enjoué. A voir les nombreux détournements qui circulent sur lui sur la Toile, on peut se demander si Grumpy trouve ça rigolo,...aaah si les chats savaient parler! Pour suivre ses sauts d'humeur sur Instagram, tapez "grumpycatofficial".

3. Bublog


Bublog n'est pas particulièrement beau, il n'a pas l'air tout jeune non plus car son poil semble tout rêche mais sa pose quasi immuable sur chaque photo avec sa langue pendante et ses deux petites pattes croisées ont fait de lui une star d'Internet. C'est peut-être aussi parce qu'il ressemble un peu à mon petit tigre de salon (en moins mignon évidemment) qu'il m'attendrit! Son feed Instagram (cliquez ici) est suivi par plus de 37 000 abonnés.

4. Maru

Faut-il encore présenter Maru, la star des chats nipons qui adore explorer les boîtes en carton? Ses frasques font le bonheur des internautes. Pour une sélection quotidienne de ses poses acrobatiques, tapez "Maru The Cat" sur Instagram.

5. Colonel Meow


Lui, il fait peur, au premier regard, on se demande même s'il s'agit vraiment d'un chat! Ce félin est juste sooo fluffy avec son énorme fourrure ! Son air méchant lui vaut, tout comme Grumpy, de nombreuses parodies sur Internet.  Son pseudo sur Instagram: "colonelmeow".

Inutile d'ajouter que ces félins stars ont mis en branle une formidable machine marketing: vente en ligne de calendriers, de t-shirts et de mugs à leur effigie,...les affaires sont florissantes. Et pour des photos quotidiennes des chats les plus cuuuute de la planète, je vous conseille la page "catsofinstagram"!

jeudi 21 février 2013

J'ai survécu à un massage à Chinatown

Copyright: Yelp
Après avoir usé ses semelles dans tout Manhattan, quand on arrive à Chinatown, on se laisserait bien tenter par un petit massage des pieds (ou plus si affinités). Mais voilà, la question épineuse: où se faire dorloter? Car les offres sont nombreuses dans ce quartier et les prix plancher (parfois moins de 20 dollars pour 30 minutes de massage) sont plutôt alléchants. Cependant, tous les centres ne sont pas à conseiller, certains sont de vrais attrape-touristes, d'autres installés dans des sous-sols sombres où l'on n'ose pas trop s'aventurer sont tenus par des Chinois qui ne détiennent aucune licence en bonne et due forme (mais existe-t-il de vraie licence dans ce business?). Dans cette offre pléthorique, Jeanne, auteure du blog Curiosités et Futilités, m'a tuyautée sur Foot Heaven, littéralement "le paradis du pied", ouais, bizarrement ça fait moins rêver en français...Son expérience plutôt rassurante m'a convaincue de pousser la porte de cette enseigne après une longue et chaude journée estivale de pérégrinations qui m'avait meurtri et fait gonfler les petons. J'ai ainsi pu tester une séance de réflexologie plantaire que je qualifierai d'"énergétique". Assise dans un grand fauteuil très moelleux, une gentille dame m'a d'abord prodigué un bon bain de pieds aux effluves relaxantes avant de me masser les mollets et les pieds, en appuyant, je le concède, parfois un peu fort sur certains points de pression de ma voûte plantaire. Au final, même si, par moment, j'ai un peu grimacé, l'expérience fut des plus positives et j'en suis repartie les jambes et les pieds tout légers ! Les prix pratiqués chez Foot Heaven sont un petit peu plus élevés que ceux affichés par ses voisins (comptez une trentaine d'euros pour 45 minutes de massage sans le tip) mais au moins, vous ne serez pas déçu par le service. Pour les plus téméraires, des massages du dos toniques sont aussi proposés dans une arrière-salle. Bonus: le centre est ouvert tous les jours jusqu'à 1 heure du mat'. Sur votre chemin du retour, ne manquez pas, sur votre petit nuage, de boire un bubble tea rafraîchissant dont seuls les Asiatiques ont le secret ou régalez-vous de quelques dim sum, les meilleurs de tout Manhattan. Prenez-en aussi plein les mirettes en admirant les magnifiques étals de poissons de toutes sortes, il y a même des crabes qui débordent sur le trottoir ! Même si je préfère l'authenticité du Chinatown situé dans le Queens, celui de Manhattan est une visite exotique en soi qui vous plongera dans les odeurs et les couleurs de l'Asie.

Foot Heaven, 16 Pell St (entre Mott St et Bowery), Manhattan, NY.

mardi 12 février 2013

Schizophrénie numérique et sérendipité

Facebook, Twitter, LinkedIn, Foursquare, Meetup, Instagram, Pinterest,...j'ai mis cette petite année à NYC à profit pour prendre le temps de me plonger dans ces différents réseaux sociaux qui prennent de plus en plus d'importance dans ma pratique journalistique. Je suis ainsi devenue par la force des choses "community manager", une nouvelle fonction improvisée qui pullule dans le secteur des nouveaux médias et qui consiste à animer les pages Facebook et les comptes Twitter des  différents sites d'actualité sur lesquels je travaille. Certains experts avancent aujourd'hui que les grand groupes de presse ne doivent leur survie qu'en étant rachetés par des géants du web (lire l'article de Slate à ce sujet). Dans cette optique, Facebook pourrait ainsi se rapprocher du New York Times. Il y a d'ailleurs déjà eu des transfuges intéressants, comme Vladim Lavrusik, un ex-journaliste au NYT engagé ensuite chez Mashable et maintenant  nommé premier Journalist Program Manager chez Facebook. 

En suivant plusieurs séminaires à la Columbia Journalism School* avec le "gourou" des médias sociaux Sree Sreenivasan, j'ai pu glaner quelques tuyaux pour exploiter Twitter, Facebook, LinkedIn et tutti quanti au maximum. J'y ai aussi découvert pas mal de nouvelles plates-formes communautaires qui montent en puissance et sur lesquelles ont pourrait passer des journées entières. En anglais, un terme décrit très bien cette perte totale dans les méandres de la Toile, ce surf de lien en lien, de post en post, de statut en statut, de tweet en tweet qui aboutit à une découverte inattendue et intéressante, il s'agit de "serendipity", traduit par la "sérendipité" en français.
Ecole de journalisme de la Columbia University.
En 2007, quand j'ai découvert Facebook à ses prémisses, je trouvais déjà le réseau horriblement chronophage, 5 ans après, me voilà aussi présente sur Twitter (rajoutez à cela le compte de mon chat Bubu que j'alimente quand il est trop fainéant, c'est à dire quasi tout le temps), Pinterest (que j'avoue complètement délaisser et dont je n'ai pas bien saisi toute l'utilité, à part marketing), Foursquare (là non plus, hormis se vanter d'être dans tel ou tel endroit, je trouve l'application plutôt vaine). Mon profil LinkedIn me permet, lui, de développer mon réseau professionnel. Quant à l'addictive Instagram, je l'adore ! C'est d'ailleurs l'app' qui tourne à plein régime sur mon iPhone (lisez mon article "Instagram ou l'esthétisation du quotidien" à ce sujet). La plate-forme de blogging Hello Coton, l'équivalent francophone de BlogLovin, me permet, pour sa part, de booster la visibilité de ce blog et d'entretenir de riches échanges avec des blogueuses du monde entier. Autant dire que certains jours, je frôle la schizophrénique numérique car chaque réseau a évidemment ses codes et son ambiance propre, les pages Facebook de chaque site d'actu attirent des "fans" aux sensibilités et aux intérêts différents, on ne parle pas aux lecteurs de la presse économique comme aux lecteurs de la presse sportive ou lifestyle. Dans ce foisonnement de microcosmes virtuels, pas question donc d'en rajouter une couche en allant me perdre sur Google+, considéré aux Etats-Unis comme l'un des pires échecs de Google et où l'on n'entend pas grand monde papoter. 

* La très réputée école de journalisme de la Columbia University organise plusieurs fois au cours de l'année académique des séminaires sur l'usage des réseaux sociaux pour les journalistes. Il est même possible de suivre le séminaire en vidéo conference, pas besoin donc de traverser l'Atlantique, le prochain Social Media Weekend a lieu du 15 au 17 février et il reste des places! Plus d'infos sur cette page.

vendredi 8 février 2013

Au musée, comme à la maison

La Frick Collection sur le Museum Mile.
At home, chez monsieur Pierpont et monsieur Frick ou encore à la Neue Gallery, on se sent vraiment comme à la maison. Les demeures de ces grands hommes qui ont écrit l'histoire tour à tour financière et culturelle de New York ont été transformées en musées intimistes où il fait bon flâner de pièce en pièce, à la découverte d'oeuvres d'art d'exception sublimées par la lumière naturelle ou, en fin de journée, par la lueur tamisée de petites lampes d'appoint. Ces résidences changent des musées contemporains qui ne désemplissent pas et qui présentent souvent une atmosphère un brin clinique comme le MoMA, le Whiney Museum ou encore le très architectural Guggenheim. Ils sont aussi un peu moins rebutants que le monstre des musées, le Metropolitan Museum of Art, MET de son petit nom. Les trois musées  que je vous propose aujourd'hui sont des refuges parfaits quand les températures extérieures frisent les moins 10 degrés et qu'une tempête de neige fait rage, et en été, lorsque le thermomètre s'affole, ils offrent des oasis de fraîcheur bienvenues.

Le bureau de Morgan Pierpont.
A la Pierpont Morgan Library, tout d'abord, située sur l'élégante Madison Avenue, j'ai eu l'impression d'être cordialement invitée dans l'intimité de ce grand financier, j'y ai découvert avec émerveillement son bureau à l'ambiance feutrée décoré de magnifiques oeuvres d'art - dont trois sublimes Hans Memling et un précieux petit globe terrestre datant du 16ème siècle - ainsi qu'une petite bibliothèque de coin secrète dans laquelle se sont déroulés de grands moments de la panique financière de 1907. Juste en face, après un passage dans une impressionante coupole décorée de splendides fresques, on aboutit dans la bibliothèque de style néo-renaissance du banquier. Un pur régal pour les amateurs de livres! La bibliothèque recèle des incunables et des partitions de musique rares, des enluminures éblouissantes du Moyen-Age, pas moins de trois exemplaires de la bible de Gutenberg (alors qu'il n'en reste que 50 dans le monde!), des manuscrits uniques de George Sand, d'Honoré de Balzac ou de Charlotte Brontë et j'ai même repéré une anthologie de la littérature belge du 20ème siècle ! A côté de toutes ces merveilles, mon Kindle peut bien aller se cacher. Autant vous dire qu'en tant que passionnée de littérature, je suis restée un moment prostrée, bouche bée, dans cet antre des belles lettres en contemplant les fresques peintes au plafond avant de passer en revue les titres des nombreux romans enfermés derrière les vitres des étagères aux petits grillages. Pour ceux que cela titille, un ingénieux système invisible d'escaliers intégrés permet d'accéder aux étages supérieurs. L'endroit me fait d'ailleurs penser à la très belle bibliothèque praguoise du monastère de Strahov.
La bibliothèque de Pierpont Morgan.
En plus de ces deux pièces maîtresse, l'établissement abrite aussi des expositions temporaires variées. Le patio imaginé par l'architecte Renzo Piano sur le modèle des piazza de la renaissance italienne a été inauguré en 2006 pour faire communiquer les deux bâtiments d'origine. Il est une très belle réussite architecturale qui s'intègre parfaitement dans l'ensemble.
Le patio de la Morgan Library imaginé par Renzo Piano.
Infos: Morgan Library, 225 Madison Avenue 36th Street, New York, NY 10016. Ouvert du mardi au jeudi de 10h30 à 17 heures, le vendredi de 10h30 à 21 heures et le samedi et dimanche: de 11 heures à 18 heures.

Ensuite, la classieuse Frick Collection mérite elle aussi une longue visite, elle est exposée dans une imposante demeure située à quelques mètres du MET, sur le Museum Mile. Bienvenue ici dans la maison de l'un des collectionneurs d'art les plus compulsifs: l'industriel Henry Clay Frick. Dans cette imposante demeure transformée au fil des ans en musée, on admire, entre autres, des oeuvres d'art des peintres primitifs comme cet hypnotisant Vermeer:
Jan Vermeer, Girl Interrupted at Her Music, 1658-1661
Dans ce havre de paix dont la plupart des pièces sont recouvertes d'une épaisse moquette bien moelleuse qui assourdit les pas et les voix, j'apprécie particulièrement le petit jardin d'hiver très reposant, une oasis de zénitude avant de se replonger dans l'agitation de la ville.
Le jardin d'hiver de la Frick.

Une des salles d'exposition de la Frick.


Infos: The Frick Collection 1 East 70th Street, New York, NY 10021. Ouvert du mardi au samedi de 10 heures à 18 heures et le samedi de 11 heures à 17 heures.

Enfin, mon troisième musée cosy c'est la Neue Gallery, située à quelques encablures de la Frick Collection (une visite couplée est donc idéale). Comme son nom le laisse deviner, la Neue Gallery fait la part belle à l'art et au design allemand et autrichien du début du 20ème siècle. C'est ici que vous pourrez admirer sous toutes les coutures l'une des oeuvres d'art les plus connues de Gustav Klimt, l'énigmatique portrait d'Adèle Bloch-Bauer:
Adèle Bloch-Bauer, Gustav Klimt, 1907
L'institution expose également sur trois étages de magnifiques esquisses de Klimt, d'Egon Schiele...ainsi que du très beau mobilier art déco. La magnifique cage d'escalier de cette maison de maître vaut à elle seule le coup d'oeil et la boutique du musée située au rez-de-chaussée est très riche en livres d'art de la mouvance Jugendstil, période raffinée pour laquelle j'ai un petit faible.

La Neue Gallery sur le Museum Mile.
Avant de partir, ne manquez pas de goûter une délicieuse Sachertorte  au Zabarski café dont l'ambiance vous téléportera en quelques secondes dans la Vienne du début du 20ème siècle, et avec ça, je vous mets un petit Wiener Eiskaffee?

Infos: Neue Galerie New York Museum for German and Austrian Art, 1048 Fifth Avenue New York, NY 10028. Ouvert le jeudi, vendredi, samedi, dimanche et lundi de 11 heures à 18 heures. Attention: le musée est fermé le mardi et mercredi. Entrée gratuite les premiers vendredis du mois de 18 à 20 heures.