mardi 23 décembre 2014

Ma quête de l’hôtel idéal

Booking.com, Weekendesk.be, Trivago.fr, Hotels.com, sans parler d’Airbnb,…les sites spécialisés ne manquent pas pour réserver une nuitée dans un hôtel ou un gîte. Pour ma part, avant de jeter mon dévolu sur un établissement en particulier, je peux passer des soirées entières à "voyager" sur la Toile, tous les sens en alerte. Je regarde les photos amateurs postées sur Tripadvisor, les compare avec les clichés officiels de l’établissement (et quelle différence parfois d’ambiance!). D’un coup d’œil, mon sixième sens me dit si ça me plaira ou non. Quand trop de photos zooment sur les détails d’une chambre, mes antennes se méfient, c’est que l’endroit est trop petit pour être montrer dans son ensemble ou qu’il n’est pas cohérent. Je recoupe ensuite les descriptifs, je lis les commentaires des voyageurs et détecte ceux suspects - car bien trop élogieux – sans nul doute auto-rédigés par les propriétaires de l’établissement, je repère les failles et surtout, j’essaie de lire entre les lignes. Pour "fonctionnel", comprenez "correct et sans chichis", pour "cosy", comprenez "petit". Fuyez les "horizon urbain" (quand l’hôtel est en bord de mer), "chambre aveugle", "d’une autre époque", "lifting bienvenu", "date un peu", "le jacuzzi mériterait un rafraîchissement". Les commentaires des internautes sont aussi intéressants pour réserver une chambre en particulier (Ex: "la numéro 10 au 3ème étage est la plus spacieuse et offre la plus belle vue") ou encore, pour savoir s’il y a plus de bruit à un endroit en particulier (genre au-dessus du local poubelles ou en face de la discoteca) ou si une  partie de l’hôtel n’a pas encore été rénovée. Et quand on voit les avis sur cet hôtel anglais qui a fait dernièrement la une des journaux outre-Manche, on se demande parfois comment des personnes qui réservent dans ce genre de taudis, peuvent encore aller se plaindre car en surfant un tant soit peu, elles trouveront des avis et des photos horribles sur cette auberge ! J'oublierais presque d'en parler tant c'est une évidence mais les blogs de voyage (et autres) sont aussi bien sur une source très fiable pour dégoter de bonnes références de logement avec des photos et des descriptifs sans langue de bois qui correspondent à la réalité.
Le Bates euh, pardon, le Broadway Hotel de Blackpool donne juste envie de se petit suicider.
Avant, j’avais un petit faible pour les hôtels au grand lobby luxueux où descendent les hommes d’affaires et dont les tarifs le week-end et pendant les vacances sont compétitifs, faute de séminaires et de congrés. Mais maintenant, même si ces hôtels ont souvent l’avantage de proposer un centre de fitness avec piscine et sauna/hammam, à côté de ces grands complexes impersonnels, je préfère le charme d’un Bed and Breakfast (surtout pour les bons petits-déjeuners qui y sont servis!) ou d’un appart' plein de caractère déniché sur Airbnb, comme celui du quartier de Gracia (photos ci-dessous) que nous avions loué lors de notre city-trip entre copines à Barcelone ou encore, le studio de L.A où nous avions séjourné à l’été 2012. Dans la plupart des cas, l’idée que je m’étais faite au préalable d’un endroit de par mes différentes visites virtuelles correspond à disons, 90% des cas, à la réalité. Je ne suis presque jamais déçue ou alors, pour de tout petits détails. Je m’enorgueillis de mes trouvailles et que ma petite famille soit toujours bien logée et accueillie. On me dit souvent que je pourrais me reconvertir en testeuse professionnelle d’hôtel, j’adorerais !


Un tuyau : après avoir comparé les différentes formules sur les sites de réservation en ligne, je vous conseille de toujours retourner vérifier sur le site même de l’hôtel choisi car ce dernier affiche parfois des tarifs encore plus avantageux selon le modèle de chambre désiré ou des packages intéressants (genre la nuit + le petit-déjeuner ou une bouteille de cava (mais encore quel cava ?) dans la chambre). C’est ce que j’ai fait pour notre réservation pour notre micro-city -trip pendant les fêtes de fin d’année (je vous en reparle très vite), le prix affiché sur Booking.com était une vingtaine d’euros plus élevé pour exactement le même style de chambre que sur le site de l’hôtel, la raison est que Booking.com se prend évidemment une petite commission sur la transaction. Sur certains sites, faites attention aussi au surbooking en période de vacances, une offre super alléchante sur Weekendesk.be m’a ainsi été refusée 48h après la réservation, du coup, j’ai laissé filer d’autres offres et été obligée de payer un peu plus cher pour la même nuitée sans petit-déjeuner, pas sûre que je retenterai le coup sur ce site-là…

lundi 15 décembre 2014

Bruxelles, ma belle

Trop souvent, on rêve de destinations lointaines, on se projette en pensées lézardant sur une plage de Cuba, se promenant dans la cordillère des Andes ou arpentant la trépidante Big Apple que l'on connaît pourtant déjà que trop bien même si elle est en perpétuelle mutation. Dans ces envies d'ailleurs, on oublie les merveilles qui sont juste à quelques kilomètres de son home sweet home. Cette semaine, je me suis baladée en soirée dans les rues de Bruxelles, et en arrivant sur la Grand Place, je me suis dit "Waouh, on a quand même dans notre pays l'une des plus belles places de la planète"! L'endroit était d'autant plus magnifique que ses bâtiments étaient sublimés par des jeux de lumière pour les fêtes. Je me suis faufilée parmi les touristes émerveillés et je me suis sentie moi aussi telle une touriste dans mon propre pays à redécouvrir ses splendeurs architecturales et à admirer son beau sapin. Je n'ai pu m'empêcher de prendre quelques photos tellement le moment était féerique.
 
Je vous conseille chaudement une petite escapade dans notre belle Bruxelles pour les fêtes de fin d'année. Sur la place Sainte-Catherine, le marché de Noël est très bien achalandé et pour les gourmands, la petite rue au Beurre qui mène à la Grand Place est un véritale paradis. Les vitrines proposent fontaines de chocolat, massepains, pain d'épices, biscuits, pralines et autres délices sucrés. Je suis tombée en pâmoison devant les grandes tablettes de chocolats à casser au martinet - le concept est originale -  du Comptoir de Mathilde. A côté de cette boutique au design d'antan, les Galler, Leonidas et autres Neuhaus proposent eux aussi leurs douces créations, sans parler des délicieux speculoos de la célèbre Maison Dandoy. Yummy!

Excusez la qualité assez médiocre des photos mais elles ont été prises à l'improviste à l'iPhone et de nuit. Tous les élements étaient contre moi! ;-)

jeudi 4 décembre 2014

Ma whish list au Père Noël (et 2 AR vers NYC en jeu!)

Sur ma wish list de Noël cette année, pas de tapis de yoga parfumé, de chaussures de tennis, de cosmétiques ou encore de boîtes à thé surprise. Non, cette année, je commande du temps au Père Noël, du temps pour profiter d'Eva mais aussi du temps pour moi et son papa. J'aimerais trouver sous le sapin des bons pour arrêter l'aiguille de ma montre, pour au choix, passer une après-midi cosy avec ma fille à faire des roulé-boulé dans le canapé ou, un "afternoon tea" papote avec une amie à refaire le monde, une soirée en amoureux et mieux encore, un week-end vers la destination de mes rêves. Et là, aucune hésitation, je saute dans un avion pour NYC! En second lieu, je partirais bien pour une ville scandinave pour la zénitude qu'elle m'inspire et pour leur culture très baby friendly (à vérifier sur place) ou encore, pour le soleil d'une île déserte des Cyclades (sans wifi svp) un plein de vitamines D bienvenu en ces temps maussades. Et vous, quelles seraient les trois destinations que vous aimeriez mettre sur votre wish list envoyée à Santa Claus? C'est ce que vous demande le comparateur de vols très efficace d'EasyVols qui lance un concours sur son site grâce auquel il est possible de gagner pas moins de deux aller-retour vers la Grosse Pomme. Tentez votre chance ICI en indiquant vos 3 destinations préférées et en invitant des amis à participer vous doublez même vos chances de gagner. Good Luck!

samedi 29 novembre 2014

Eva, mon "petit gamin"

Copyright: Pinterest
Eva, 13 mois, n'est pas ce qu'on peut appeler un "bébé fashionista", en cause: le fait qu'elle n'a principalement que des cousins pour lui refiler des pijamas à lignes bleus, des petits hoodies marrons ou encore, des pantalons bagui kakis. Les vêtements de seconde main repêchés dans la manne de sa cousine qui a fêté cette année ses 13 ans sont, comment dirai-je, un peu surannés...Mais vu que ce n'est pas tous les jours dimanche, pour aller à la crèche, l'important c'est que ces petits habits de "gamin" dépannent et qu'elle se sente a l'aise pour remuer, et puis un bébé, ça grandit tellement vite, on a peine le temps de lui enfiler un t-shirt qu'il est déjà trop petit. Alors, quand j'ai l'occasion de lui acheter quelques pièces plus féminines je lui me fais plaisir! Et dans ce rayon, inutile de dépenser des centaines d'euros, un simple petit sous-pull coloré et une robe à volants font l'affaire pour transformer Eva en un tournemain en un bébé très girly. J'apprécie particulièrement la collection Esprit Baby et pour les fêtes de fin d'année en famille, on sort le grand jeu, j'ai bien envie de lui acheter cette petite robe scintillante et ce cardigan étoilé.
 Question: y'aurait pas le même en taille 38 ?
 
et pour traverser l'hiver, un joli bonnet bien chaud!

vendredi 14 novembre 2014

La Casa Batllo à Barcelone, le délire de Gaudi dans toute sa splendeur



© Casa Batlló, 2014
Si je devais vous conseiller une seule chose à visiter à Barcelone, ce serait sans hésiter l'un des chef-d'œuvres d'Antoni Gaudi, cet architecte génial et tout à fait allumé qui a imaginé l'architecture ahurissante de la Casa Batllo située sur le passeig de Gracia, chic avenue barcelonaise. J'avais déjà visité cette demeure inscrite au patrimoine de l'Unesco il y a quelques années et à l'époque j'avais déjà été subjuguée par ses formes, son puits de lumière aux dégradés de bleu sous-marins, sa terrasse sur le toit surmontée d'un dragon écaillé. Fin octobre, je me suis envolée pour un city trip de 3 jours entre copines (l'occasion de fêter le premier anniversaire d'Eva à grand coup de mojitos et de tapas!) et j'ai revisité cette maison magique. A nouveau, tous les détails me sont revenus en pleine figure et m'ont hypnotisée. Je pense que je pourrais la visiter 100 fois que je n'en serais pas encore lassée.


© Casa Batlló, 2014
Dans cet antre du modernisme catalan à la fois tout en cohérence et en paradoxe, les portes épousent-elles les courbes des murs ou serait-ce plutôt les murs qui épousent leurs formes ? Chaque détail force l'admiration et l'étonnement:  cet escalier qui se fond dans le plafond tel un serpent des mers fuyant le prédateur, cette immense baie vitrée aux courbes organiques agrémentée de vitraux capturant des bulles de lumière et se fondant avec le feuillage des arbres de l'avenue, ce grenier qui courbe l'échine et dans lequel on se croirait comme dans le ventre d'une baleine, cette façade mouvante aux couleur pastel inspirée des délicats nymphéas de Monet, ou encore, ces balcons rappelant tantôt des masques joyeux de carnaval vénitiens, tantôt de sombres têtes de mort…Quelle splendeur tout à fait inclassable dans l’histoire de l’architecture européenne!

Le puits de lumière en dégradé de bleu.
Le séjour, avec ses magnifiques baies vitrées. 

Le couloir du dernier étage.










La façade arrière est tout aussi fascinante.


Surtout, ne soyez pas rebuté par le prix de l'entrée, 21,5 euros pour un adulte, qui a sacrément gonflé depuis ma dernière visite. Si la façade vous éblouit, l'intérieur ne peut que vous émerveiller d'autant plus. Suivez votre instinct...Pour prolonger la visite à la maison, j'ai acheté cet ouvrage à la boutique du musée, il  explique de façon approfondie l'œuvre de Gaudi avec moultes images et croquis. Passionnant!

Photos: © Casa Batlló, 2014

vendredi 17 octobre 2014

Revue de lecture automnale avec du Jonathan Coe, du Claire Messud et duGrégoire Delacourt

Ma maintenant traditionnelle et tant attendue (ou pas !?) revue de romans à dévorer au coin du feu est de retour. Je vous propose 5 romans au style et au format varié. Faites votre choix pour les longues soirées d'hiver qui se pointent...

Un thriller américain plein de rebondissements ("bristling with suspense" comme l'annonce la reine du polar Patricia Cornwell sur la couverture), une lecture haletante mais un peu tirée par les cheveux et qui n'évite pas les gros clichés de série B d'espionnage mettant en rivalité agents du CIA et du FBI, pour pas changer. J'ai toutefois bien apprécié les anecdotes de l'auteur sur sa vie quotidienne au Luxembourg ainsi que sa vision de l'Europe en tant qu'expatrié américain vu que c'est l'inverse que j'ai vécu aux States. Il met aussi en scène une desperate housewife qui a suivi son mari parti travailler à l'étranger. Là, à part le statut de femme au foyer avec deux enfants, je me suis plutôt bien reconnue dans la situation de l'héroïne principale, qui passe sa journée à faire du shopping et à boire des cafés (et autres boissons moins softs) avec les autres mères expats mais qui déprime aussi d'avoir quitté son job et de ne pas parvenir a donné un sens à sa nouvelle vie jusqu'a ce que...bon, ça, je vous laisse le découvrir par vous même. (En vf, tout simplement, Les Expats).

La Liste de Mes envies et La Première Chose qu'on Regarde, Grégoire Delacourt 

D'ordinaire, je n'ai pas la tendance à aller piocher dans les têtes de gondole des supermarchés ou Marc Lévy fait le beau. Pourtant, j'ai lu deux livres de l'auteur à succès français Grégoire Delacourt dernièrement (le premier est maintenant aussi adapté au cinéma). Ils on l'avantage d'être très faciles à lire car ne comptant pas plus de 200 pages. Au sujet de l'auteur, les avis divergent, les Inrocks par exemple (même si j'en conviens, ce n'est pas la référence ultime en critique littéraire) le massacrent. Et Scarlett Johansson herself, l'actrice dont s'inspire directement Delacourt dans son histoire lui a carrément collé un procès, pour, je cite, "violation et exploitation frauduleuse des droits de la personnalité", ce qui a eu pour effet bénéfique de lui donner une grande visibilité médiatique. Pour ma part, j'ai assez bien accroché au style très particulier de Delacourt et à sa description des petits faits de la vie de tous les jours, navigant entre des personnages déjà rencontrés précédemment dans un bouquin comme L'élégance du Hérisson et offrant une atmosphère mi-réaliste - voire surréaliste - mi-fantaisiste à la Amélie Poulain. Certains diront qu'il se moque effrontément de nos travers et que ses histoires sont une immense injure à la vie des petites gens provinciaux, se moquant par la même occasion pernicieusement de son lecteur. Eh bien moi, je leur trouve beaucoup de poésie et de charme, à condition de ne pas les prendre au premier degré. À vous de vous faire votre avis maintenant. Son nouveau roman On ne voyait que le bonheur est en tout cas déjà sur ma table de chevet et j'espère que sa trame sera plus ambitieuse que son titre bateau...verdict bientôt!


De Claire Messud, j'avais adoré The Emperor's Children sur la génération désenchantée post-11/09 vivant à New York. Ce roman-ci est d'un tout autre genre, plus dans le style stream of consciousness dont la prêtresse est Virginia Woolf. Il offre un voyage introspectif dans la tête d'une enseignante célibataire de Boston qui, à l'approche de la quarantaine, se voit envoûter par la mère d'un de ses petits écoliers, se rattachant à sa famille comme une bouée dans le désespoir de sa middle life crisis. L'héroïne est intrigante et l'histoire, subtilement allétante avec un climax plutôt inattendu. Et Bingo! Ce roman vient de sortir en français et s'intitule tout simplement La Femme d'en Haut. (Lisez aussi la très bonne review de Focus.be)

Jonathan Coe est dans la liste de mes auteurs préférés depuis que j'ai dévoré les très bons The Terrible Privacy of Maxwell Sim, The House of Sleep ou encore, les plus politiques The Rotters Club et The Closed Circle dans lesquels il dépeint à merveille l'Angleterre moderne. Ici, tout autre sujet et géographie, direction l'expo 58 avec Thomas Foley, jeune père envoyé en mission à Bruxelles pour 6 mois afin de superviser le Britannia, le pub britannique sur le site de l'exposition universelle. Dans ce carrefour des civilisations, on croise de jolies hôtesses sur fond de small talks de comptoir et de soirées imbibées de bières allemandes. Si le style de l'auteur anglais est radicalement différent de celui de ses fables politiques précédentes -  grosse déception d'ailleurs sur ce point pour la Fan que je suis - on lit plutôt Expo 58 pour ses références à notre plat pays, souvent très cocasses. On se gausse de ce que les Anglais peuvent bien penser de nous - "Non mais quels emmerdeurs ces Belges!", lit-on dès les premières pages - et d'un patelin comme Wemmel ou Wijgmaal. On se plait aussi à s'imaginer le plateau du Heysel au temps de sa splendeur et à se téléporter à la fin des fifties, au temps de la Belgique Joyeuse mais aussi aux prémisses de la guerre froide et d'un débat fiévreux sur la fusion nucléaire et son utilisation militaire. Au final, c'est une histoire plutôt facile à l'image du personnage principal que nous propose Coe dans un genre assez naïf qui navigue entre le roman d'espionnage parodique et le vaudeville à la limite du grotesque. Sans vous spoiler l'intrigue, le meilleur est pour la fin, et ce n'est qu'au dernier chapitre que j'ai finalement retrouvé le style touchant propre à Coe et qui me plait tant. Last but not least, donc pour un livre certes très plaisant mais qui n'occupera pas une place très importante dans la bibliothèque à part pour sa belle couverture rétro colorée. (En vf, même titre).