jeudi 27 février 2014

Yoga and cie


Étonnamment, je n'ai pas pratiqué le yoga à New York, ville où cet art de la relaxation est pourtant très répandu, mis à part une séance plus fun que méditative sur Times Square lors du solstice d'été. Non, la révélation est survenue suite aux cours de yoga prénatal que j'ai suivis ici en Belgique. Alors qu'avant, le yoga m'énervait bien plus qu'il n'arrivait à m'apaiser (sentiment peut-être provoqué par ma légendaire souplesse?), j'ai appris au cours des derniers mois de ma grossesse à apprécier le sentiment de zénitude et de sérénité que l'on peut ressentir après une heure de cette discipline ancestrale. Se retrouver avec d'autres femmes aux ventres ronds sur de gros ballons, avec une prof à la voix douce qui vous rassure en vous apprenant à bien respirer a été très bénéfique sur mon état d'anxiété général avant l'accouchement. 
Au fur et à mesure que les mois passaient, je voyais mes comparses quitter le groupe une à une pour finir par me retrouver la plus ancienne, admirée et même, je pense, un peu enviée par les autres participantes enceintes qui se disaient "qu'elle chance, elle y est presque!", d'ailleurs, j'ai encore exercé la position de l'arbre, bien qu'en équilibre précaire, jusqu'à 3 jours avant d'accoucher! Une bonne manière de provoquer le travail, en même temps que les balades champêtres, même si ces dernières n'ont pas eu l'effet escompté...
collection yoga Esprit
Ce que j'apprécie aussi dans la pratique du yoga, ce sont les vêtements confortables que j'enfile avant de me rendre au cours. Et à ce sujet, pas question de ressortir un vieux training Champion en molleton rose bonbon et un T-shirt XXL de sa garde robe d'ado, le style est tout aussi important que l'état d'esprit, il n'y a qu'à voir les efforts vestimentaires que font les new-yorkaises quand elles se rendent à leur cours, leur joli "mat" (tapis) sous le bras, on croirait presque qu'elles se rendent à une garden party dont le mot d'ordre serait "relax, take it easy". 

Dans le domaine, j'aime particulièrement la collection dédiée au yoga du label Esprit, elle se compose de tops à inscriptions zen, de sweat-shirts aux coupes amples dans lesquels on se love pour se relaxer après s'être contorsionné, de pantalons et de leggings colorés en matière lycra souple pour se tortiller dans tous les sens mais aussi de sacs en toile légère ultra-pratiques. Je profite du sujet pour vous parler du guide intitulé "Le Yoga Malin" que Mathilde, blogueuse française expat' à Boston, vient de publier, une mine de bons conseils pour les débutantes. Allez, on s'y met, cela ne peut nous faire que du bien!

mardi 25 février 2014

Mes lectures de (Desperate) Housewife

Assignée au foyer pour quelques semaines, j'ai adapté mes lectures à ma nouvelle condition. Qui a dit qu'on avait pas le temps de lire en congé de maternité ? Justement, les nuits blanches, les siestes d'Eva et les nombreuses tétées sont des parenthèses idéales pour avaler quelques chapitres de romans pas trop philosophiques (bon, ok, pour cette sélection-ci, j'ai un peu triché en lisant avant l'accouchement...) Soit, voici trois romans qui ont comme dénominateur commun de mettre en scène des mères au foyer, tantôt wonderwoman, tantôt désespérées,...Mmmmh, je ne sais pas encore bien dans quel clan je me situe pour le moment, entre les deux peut-être! Et, bonne nouvelle, deux de ces lectures sont aussi disponibles en français.

Where'd You Go Bernadette ? (Bernadette a disparu)

Ce bouquin-ci m'a été recommandé par plusieurs blogueuses, j'ai parcouru quelques reviews avant de l'acquérir dans sa version numérique et ce qui m'a vraiment décidé à le télécharger, c'est quand j'ai lu que Jonathan Franzen himself l'avait beaucoup aimé: "I tore through this book with heedless pleasure" a déclaré l'auteur des Corrections à son sujet. Et c'est vrai qu'on ne s'ennuie pas un moment à la lecture de cette comédie de mœurs qui présente une structure inédite et très ludique, toute l'histoire est ainsi composée d'extraits de lettres, d'emails, de compte-rendu de conversations, de rapports de réunion mis bout à bout, une forme littéraire fragmentée bien d'actualité dans note société du zapping. L'intrigue tourne autour d'une famille de la classe moyenne de Seattle, dont la mère, Bernadette, ex-architecte vénérée par la critique mais aussi mère au foyer agoraphobe et névrosée, a disparu. Son mari, gourou de l'informatique chez Microsoft, se donne corps et âme à son entreprise, tandis que leur fille surdouée, Bee, essaie tant bien que mal de recoller les morceaux de sa famille hétéroclite en organisant un voyage en Antarctique. Ce roman à l'allure de vaudeville a aussi des petits airs de thriller familial mais tout en diffusant beaucoup de sensibilité. 
 
The Husband's Secret, Liane Moriarty


"Unputdownable" l'anglais possède de ces mots qu'il est parfois difficiles de traduire en francais et dans le cas de ce roman de l'auteure australienne Liane Moriarty, on pourrait dire "qu'on n'arrive pas à lâcher", une paraphrase tout a fait justifiée. John-Paul, le mari de Cécilia cache un secret depuis 30 ans qu'il révèle dans une lettre "à n'ouvrir qu'après sa mort", Cécilia tombe accidentellement sur cette boîte de Pandore et ne peut évidemment s'empêcher de lire ce qu'elle contient, s'ensuit un mélodrame qui va toucher d'autres familles dans une forme de puzzle littéraire construit sur l'effet papillon. On suit ainsi la vie tourmentée de trois femmes: Cécilia et son lourd secret, Rachel qui ne se remet pas de la mort de sa fille adolescente et Tess dont le mari est tombé amoureux de sa cousine. Leur destin vont se croiser de manière à la fois surprenante et dramatique. Le roman oscille entre les petites choses du quotidien de ces housewives et les conséquences plus graves de leurs actes. Le style littéraire de Moriarty se révèle assez déconcertant, il frôlerait la chick lit, et notamment quand elle aborde des histoires de cœur, s'il n'était relevé de passages beaucoup plus introspectifs et bouleversants. La narration est composée de courts chapitres, ce qui rend sa lecture très fluide, idéale pour de courtes pauses littéraires. Détail plutôt original: l'intrigue se passe en Australie, à Melbourne, du coup, les saisons sont un peu tourneboulées, à Pâques, c'est donc l'hiver.

The Silent Wife, A.S.A Harisson (La Femme d'un Homme)

Une citation sur la couverture me promettait un thriller psychologique "meilleur que Gone Girl" et vu que ce roman de Gillian Flynn est devenu mon livre de chevet préféré (je l'ai même re-savouré en français après l'avoir découvert en anglais tellement j'ai adoré! lisez ma chronique ici), je n'ai pas hésité une seconde à acquérir The Silent Wife (je sais, je suis beaucoup trop influençable par ce genre de bandeau accrocheur). J'ai été déçue par l'histoire de Jodi, épouse mystérieuse et taciturne larguée par son mari pour une jeunette et qui tente le tout pour le tout afin de sauver ce qui lui reste des 20 ans de sa vie de couple et de tous les avantages matériels et sentimentaux qui y sont liés. Sans la comparaison avec le chef d'œuvre de l'intrigue Gone Girl, ce roman sur la dissolution d'un mariage et sur les non dits destructeurs au sein d'un couple qui a désappris à s'aimer se laisse lire. L'ensemble est relevé d'une pointe de psychologie saupoudré d'une ambiance lourde de suspicions. le style d'écriture m'a cependant paru un peu fade. En bref, ce best-seller americain qui sera bientôt adapté au cinéma avec Nicole Kidman dans le rôle de Jodi, se lit agréablement mais le style et l'intrigue n'ont rien d'exceptionnel, et n'égale certainement en rien Gone Girl!

Pour ma prochaine revue littéraire je vous annonce du lourd: rien moins que le dernier Donna Tartt, intitulé Le Chardonneret en français, The Goldfinch dans sa version originale. Paraît que c'est une tuerie! Autant vous dire, vu la brique, que ce ne sera pas pour le mois prochain...

mardi 18 février 2014

Les vacances, baby friendly

Mon gynécologue avait 1000 fois raison! Enceinte de 5 mois, je lui avais annoncé que je retournais quelques jours à New York et il m'avait asséné: "Profitez-en pour voyager tant que bébé est encore dans votre ventre car après, c'est beaucoup plus encombrant". Et de fait, on a découvert les aléas du voyage avec Eva lors de notre premier week-end à la mer à 3. Alors, dans la pratique, on a noté:

hôtel Rubens
1.  Une chambre d'hôtel, c'est très romantique en couple mais ça le devient beaucoup moins avec un Gremlins qui dort à 50 cm dans un lit pliant qui occupe la moitié de la chambre et qu'on doit faire l'extinction des feux sans un bruit, à 20h, pour le laisser dormir, 
2. Une chambre d'hôtel, c'est bien confortable mais ça le serait encore plus avec une kitchenette,
3. Car le restau, le soir, avec un Gremlins qui se tortille dans tous le sens en geignant, on oublie, à moins de manger à tour de rôle, en quatrième de vitesse, pour calmer bébé qui s'énerve, ou d'aller manger seul ses moules au vin blanc et boire sa Triple Westmalle pendant que l'autre reste l'âme en peine à manger des tartines jambon/fromage dans la chambre (car non, le babyphone n'a pas une portée de 2500 mètres), et, non, la réceptionniste, bien que très aimable, ne fait pas du babysitting au pied levé,
4. L'hôtel, c'est bien, donc, mais ça le serait encore mieux quand on peut y dîner, en tête-à-tête cette fois, babyphone sur la table, dès que bébé est couché à l'étage. (Et qu'on ne me parle pas de la petite Maddy qui a disparu alors que ses parents mangeaient pas loin...),
5. Prendre la voiture, c'est mieux que le train quand on a 36 000 trucs à emporter - buggy, matériel pour les biberons, sac à langer plus gros que la valisette de maman, parc et lit pliable, relax,...- mais c'est encore plus pratique avec un break, voire une mini-camionnette, 
6. Ne pas oublier un sac à linges sales hermétique pour y glisser les petits habits tâchés de lait caillé et les gants de toilette et serviettes humides utilisés pour laver bébé,

7. S'entraîner à remballer le joli parc pop-up (vous savez, le même système que les tentes Quechua qu'on abandonne au camping à la fin d'un festival de musique car on n'arrive pas à les replier) pour ne pas perdre trop de temps lors du check out.
"Mais voilà de jeunes parents naïfs!", s'exclameront les parents aguerris. Eh oui, certains d'entre vous nous diront certainement que tout cela tombe sous le sens et que les vacances avec des enfants en bas-âge ne sont pas vraiment des vacances pour les parents, et qu'on est pas au bout de nos peines et bla-bla-bli et bla-bla-bla...mais c'est plutôt ça qui est fun, non? Apprendre chaque jour à s'adapter à notre nouvelle vie avec Eva, pleine de surprises en tout genre...sinon, ben, on s'ennuierait! Pour terminer, je vous glisse quelques bonnes adresses testées dans la jolie station balnéaire  belge du Coq, de nombreux endroits accueillent chaleureusement les bébés!
B&B La Tourelle
Où loger?
Hôtel Rubens: charmant hôtel 3 étoiles à l'atmosphère familiale, chambre moderne et bon petit-déjeuner varié. Avec un bébé, demandez une chambre au premier étage, plus spacieuse. Aux beaux jours, la grande terrasse en teck accueille les hôtes pour le petit-déjeuner ou un bain de soleil autour de la jolie piscine, il y a même un sauna dans le jardin.
Hôtel Apostrophe: établissement récemment rénové à la décoration très cosy, chambre spacieuse et belle situation à quelques mètres de la plage. Bon buffet breakfast. 
Grand Hôtel Belle Vue: plus haut de gamme, cet hôtel 4 étoiles à l'élégante architecture belle-époque offre de grandes chambres récemment rénovées, restaurant un peu chic au rez-de-chaussée.
Le Bon Accueil: n'ayez pas peur du nom un peu désuet de cet hôtel 2 étoiles, il offre un très bon rapport qualité-prix avec des chambres très confortables aux standard modernes, le petit studio du rez-de-chaussée avec kitchenette est conseillé pour un couple avec enfants.
Sunparks: pour les familles, ce centre de vacances est idéal, les maisonnettes à l'architecture moderne sont très bien équipées avec leur agréable terrasse sur l'eau, le parc aquatique ravira petits et grands. Seul inconvénient, le village est situé un peu loin de la plage, la voiture est quasi obligatoire si l'on veut se déplacer au centre de De Haan.
La Tourelle: Bed and Breakfast très coquet mais chambres assez exiguës, plutôt conseillé en amoureux. 

Ou manger?
Villa Julia: dans une charmante villa belle-époque, un restaurant assez classe avec un menu et des suggestions variées. 
T'alternatief: dans le centre de De Haan, ne vous fiez pas à l'extérieur qui ne paie pas de mine. Une fois la porte poussée, le décor se révèle des plus cosy et surtout, le patron est très baby friendly, il a directement fait de la place pour notre gros buggy et on a pu donner le biberon à Eva tranquillement. Mais surtout, la lasagne saumon épinard est délicieuse, tout comme la salade grecque, l'ambiance est familiale avec des jeux de société à disposition pour tous les âges. 
De Concessie: bonne brasserie, endroit spacieux, baby friendly.
The Lord: restaurant un peu plus guindé, juste à côté de De Concessie, belle carte de poissons.
t'Alternatief 
Oesterput: à Blankenberg, la station balnéaire voisine, c'est pour moi le meilleur endroit de la côte pour déguster un plat de fruits de mer bien garni ou de délicieuses moules. Dans un grand espace, on y mange au coude à coude sur de longues tables, l'ambiance est décontractée pour s'enfiler goulûment un demi-homard accompagné d'une flûte de champagne. 
t'Alternatief

mardi 11 février 2014

Eva(mos) à la playa*



3 mois et demi que je suis en congé de maternité, 105 jours que je suis "assignée à résidence", autant vous dire que je commence à avoir la bougeotte, vous l'aurez compris, la vie de mère au foyer à temps plein, très peu pour moi, j'adore m'occuper d'Eva mais j'ai besoin parfois aussi d'un peu de distraction. Alors, j'ai décidé qu'on irait prendre le large avec Eva et son papa, direction la mer du nord et non plus Knokke que je vous avais fait découvrir au printemps, mais la charmante station balnéaire du Coq (De Haan en flamand), à seulement deux heures de route de la maison, le bon plan pour notre première escapade à 3! Bon, ok, début février, le temps était assez pourri (même si on a eu quelques beaux rayons de soleil), et (très) basse saison oblige, de nombreux hôtels, restaurants et magasins étaient fermés, donnant à cette ville au charme rétro un petit air de ville fantôme, mais l'important, c'est qu'on a pris un bon bol d'air sur la plage et la digue. Je me suis aussi rincé l'oeil, comme à Knokke, en admirant les belles maisons de style anglo-normand aux jolis colombages qui peuplent les rues de la bourgade. Matez un peu! 


Alors, séduits par le coquet Coq (oooh, la belle allitération!)? Dans mon prochain post, je vous parlerai des aléas des vacances avec bébé et de mes bonnes adresses sur place. 

*je préviens d'emblée les petits comiques que je suis la seule personne accréditée pour faire des jeux de mots (bidon) avec le prénom de ma fille! :)

mercredi 5 février 2014

Cathédrales de paille


À 6 mois de grossesse, quand la Belgique connut une canicule exceptionnelle avec des températures de plus de 38 degrés, je peux vous dire que j'ai souffert, gonflée comme une baudruche que j'étais! A cette époque, je trouvais déjà le temps trop long, et dire qu'il me restait encore 3 gros mois avant la délivrance...Alors, le 15 octobre, quand la fatidique "DPA" est arrivée (la "date prévue d'accouchement" dans le jargon des femmes enceintes), et puis, que cette journée fut passée sans qu'il ne se passe quoi que ce soit, ma patience a eu des limites, j'ai décidé de prendre les devants pour déclencher le travail, j'ai chaussé mes belles baskets de running fluos qui prenaient la poussière et je suis allée marcher dans la campagne. En vain, rien n'y a fait, pas même les pavés du petit village pittoresque sur lesquels j'ai trimballé mon gros bide et mes 14 kilos excédentaires accumulés pendant les 9 derniers mois. L'accouchement a dû être déclenché le matin ensoleillé du 22 octobre. Mais je garde un excellent souvenir de ces balades champêtres aux paysages verdoyants, dont l'une parsemée de nombreux ballots de foin que j'aime comparer à des "cathédrales de paille". Petite, j'adorais les escalader et me rouler dessus, j'espère qu'Eva aura cette joie de s'y amuser, elle aussi, en bonne petite campagnarde qu'elle deviendra!