mardi 27 mai 2014

La minute fleur rouge

Le soir, après avoir passé une journée marathon, j'ai besoin de décompresser. Je m'en vais alors faire une petite promenade dans les sous-bois ou dans la campagne parsemée de coquelicots. Le contact avec la nature me fait un bien fou, sentir l'odeur des pins et des arbres en floraison, ça fait très fleur bleue dit comme ça, mais c'est pour moi un formidable remède contre le stress. Marcher ne fut-ce que 30 minutes en admirant les beaux nuages bas au soleil couchant me permet aussi de mieux dormir par la suite. Ceux et celles qui me suivent sur Instagram auront déjà vu ces quelque photos. Vu leur succès sur le réseau social, je les partage sur ce blog. Alors, il est pas beau mon Plat Pays? il est en tout cas très zen...

mercredi 14 mai 2014

Chris, reviens sur le droit chemin

Chris, tu me déçois, ton duo avec Nelly Furtado, c’était top, celui avec Rihanna "Princesse of China" m’avait paru, au début, un peu surprenant mais je l’ai adoré par la suite. Mais là, ton nouveau pote de chant…Avicii ! Avicii, really ??? "Un ciel plein d’étoiles", "A sky full of stars" en v.o, vous n’auriez pas pu trouver plus bateau comme titre de single ? A moins que tu ne t’abaisses au niveau lexical de ce DJ suédois de musique House (de la musique H-O-U-S-E, Chris !) car les paroles aussi sont limitées et très répétitives. Allez, avoue que ça ne vole pas bien haut, même si tu parles d'étoiles: "Cause you're a sky, cause you're a sky full of stars/I'm gonna give you my heart/Cause you're a sky, cause you're a sky full of stars/Cause you light up the path…”Alors, c'est la crise de la quarantaine (mais tu n'as que 37 ans, pardi!) ou bien ton récent divorce d’avec Gwyneth qui te fait dévier sur des chemins de traverse musicalement douteux et qui te donne cette envie de traîner avec des jeunots ? Moi qui te suivais du Sportpaleis d’Anvers à l’Izod Center du New Jersey dans la banlieue new-yorkaise, en passant par une édition caniculaire du festival Werchter, je t’en supplie, ne m’annonce pas un prochain DJ set à Tomorrowland, et si tu venais à frayer avec David Gheta (lui aussi fraichement divorcé d'avec Cathy, tiens) ou, pire avec ce Hollandais d’Armin vonBuuren, eh bien, je n’aurai d’autre choix que d’effacer ta playlist de mon iPod, en gardant en souvenir tous les bons moments passés ensemble, te revoyant tournoyer dans une euphorie communicative sur la scène lumineuse de ce stade bondé, ou à quelques mètres de moi lors d’un concert improvisé au cœur du Rockefeller Center. Mais ouf, me voilà rassurée, le reste de ton nouvel album, plus introspectif, relève le niveau, et cette chanson de fête foraine ne sera qu’une petite anomalie que j’aurai vite fait d’oublier, à moins que je n’y prenne goût en l’écoutant le matin dans les embouts, aaaaaaaah, je l’ai déjà en tête, sacré Chris, tu arriveras toujours à me surprendre!
 

mercredi 7 mai 2014

6/1-6/2 dans ma (vieille) tronche



Elles s’appellent Lola, Clémence, Lisa ou encore Chloé et ont 5 heures de cours de tennis par semaine dans les jambes, certaines sont même inscrites en section sports-études, alors que je peine à caser ma séance de running hebdomadaire dans mon horaire serré de jeune maman. "13 ans, même pas peur!", c’est ce qu’on se dit mentalement quand on rencontre en match de tennis une (pré)-ado de plus de 20 ans sa cadette…seulement voilà, en face, la petiote a de la poigne et bondit telle une sauterelle sur toutes les balles. Pas le temps de se placer qu’elle a déjà servi, ses coups droits ont une force de retranchement étonnante et leur placement est très bien réfléchi. De mon côté, 6 mois après avoir accouché, j’ai perdu (un peu) en mobilité et surtout en précision, les balles volant souvent bien au-delà des limites autorisées. Pendant que la lilliputienne (45 kilos toute mouillée/1 mètre 50 queue de cheval comprise) se tape la cuisse en s’encourageant d’un « ALLEZ LOLA !!!» tonitruant (perso, je trouve ça un peu ridicule de se parler à soi-même sur un court de tennis mais bon, c’est un autre débat), je peine à garder mon sang froid et la raquette vole dans le filet. Car Lola ne se laissera pas démonter le moral tout au long de la partie, elle n’est pas du genre à pleurnicher en jetant des regards désespérés à papa qui la coach du bord du terrain, dommage car c'est souvent un moment de perte de confiance propice pour lui grappiller quelques jeux. Non, Lola n’est pas de ces jeunes ados trop vite minées par le doute, elle veut remporter son duel coûte que coûte, son mental ne vacillera pas d’un poil. Déconcertant mais, il faut l’avouer, assez impressionnant. « Calme-toi, joue point par point », me conseille ma capitaine d’équipe d’interclubs. Rien n’y fera. Au final, un 6/1-6/2 bien mérité pour Lola, la défaite est amère (surtout que la demoiselle affiche deux classements en dessous du mien),« elle ira loin cette petite ! », s'exclament de leur côté les spectateurs médusés. Moi, pour me consoler de cette raclée prise dans ma (vieille) tronche, je commande une bonne blanche et pour toi, Lola, ce sera, quoi, un jus de pomme ou une petite flûte de Champomy?