jeudi 24 juillet 2014

Destination JOMO!

Aaaaah, les vacances, enfin! Ce n'est pas comme si on partait dans une contrée exotique cette année mais le simple fait de pouvoir se poser et de prendre le temps de profiter d'Eva en famille ou entourés d'amis sans contrainte horaire me réjouit. Cet été, direction les belles Ardennes boisées. Et une mission de taille pour toute la famille: se déconnecter de tout appareil, aucun iPhone (sauf pour les communications urgentes bien sûr) ni iPad pendant une semaine! Enfin, cela vaut surtout pour Benja et moi car Eva n'est pas (encore) addict, car même si on parle de plus en plus de digital baby, à 9 mois ce serait quand même fort inquiétant! Donc, on va essayer de ne pas passer des vacances comme les personnes dans cette vidéo:


 
En tant que journaliste internet, mon boulot implique que je soie hyperconnectée (je croule littéralement sous l'infobésité) et dans la vie quotidienne en général, j'ai souvent peur de passer à côté d'alertes infos, de potins (surtout de potins!), d'update de blogs, d'invitations, de photos de vacances...dans le jargon lifestyle, je pourrais bien être considérée comme souffrant de "Fomo", un acronyme pour "fear of missing out" (lisez plus d'explications ici). Mais cette semaine en famille dans le fin fond de la Belgique est donc l'occasion de me soigner de cette addiction, je nous ai concocté une petite cure de détox numérique afin d'atteindre le nirvana du "Jomo", cette fois, un autre acronyme pour "joy of missing out", la joie de louper tout ce qui se passe en ligne, sur Facebook, Instagram et autres, en évitant toutefois d'être touché par l'angoisse du Momo, pour "Mystery of missing out", une autre forme de dérive des réseaux sociaux par laquelle l'absence de photos sur Instagram devient très angoissante pour l'entourage. Alors, vais-je arriver à ne pas toucher à mon iPad pendant tout ce temps ? Le sevrage s'annonce difficile car la maison que l'on a louée annonce fièrement le wifi gratuit. Argh, trop tentant! Le critère de choix pour les vacances serait peut-être bien à l'avenir la mention: "no wifi". Et pour tous ceux qui ne sont pas convaincus par mon défi, je leur conseille cette petite vidéo vérité (ok, elle est très cheesy mais elle en parlera à plus d'un). Allez, verdict après la pause, Bonnes vacances à tous!



mardi 8 juillet 2014

La douche froide

 
J’y ai cru,  jusqu’à la…8ème minute, comme tous les Belges, j’y ai cru à cette demi-finale, « on » l’avait touchée du doigt. Je m’étais prêtée au jeu de cette Coupe du Monde et j’étais même prête à habiller mes rétroviseurs de voiture de jolies housses noir-jaune-rouge, si inélégantes mais si patriotiques. Allez, pour la demi, je les enfile et je fais aussi flotter mon beau drapeau Jupiler sur la façade de la maison, m'étais-je dit. Je n’ai pas eu l’occasion de sortir mes plus beaux accessoires déjà arborés fièrement par nombre de mes compatriotes. Et pourtant, j’étais parée pour les suivre, nos Diables, l’accoutrement du supporter du dimanche, je l’avais au complet pour regarder le match de mon sofa ou noyée dans la foule bigarrée de la place St Job d’Uccle.
Mais samedi soir, on est bien trop vite retombé les deux pieds sur terre, on a espéré qu’ils égalisent, mieux, qu’ils remontent à 2-1 (ou 3-1, ou 3-2, ou 4-3 mais pourvu qu'on les batte ces Argentins!) on a rêvé que nos Diables nous fassent encore vibrer, mais alors que la pluie commençait à tomber sur nos têtes, on a encaissé le mauvais présage: non, on n’ira pas en demi-finale, ce n’était plus la drache mais la douche froide qui nous glaçait les os. Tristesse, désespoir, dégoût ! On aurait tant aimé pouvoir encore profiter un peu de cette euphorie de Coupe du Monde qui s’était emparée de tout le pays et qui avait relégué à l’arrière-plan les querelles communautaires. Même notre Reine s’était s'était mise dans un état d'excitation extrême qu’on ne lui connaissait pas. Et tant pis pour la gueule de bois d’après-match. Belgique-USA, on l’avait vécu jusqu’au bout dans nos tripes, emporté dans un état second, comme un drogué en manque de sa came, on se languissait de se retrouver dans le même état d’extase samedi en quarts contre l’Argentine. L’euphorie s’est malheureusement rapidement envolée, et même pas à cause du redouté Messi laissant la place à cette morosité pluvieuse que l'on ne connait que trop bien au Plat Pays. Allez, plus que deux ans jusqu’à l’euro 2016. On compte sur vous pour un nouvel exploit les Diables !